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Une alternance de réflexions personnelles sur le monde,sur la sexualité vécue et de romans écrits par moi sur différents sujets

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Annick et Johan en enfer

On les laissa ainsi quelques temps:Douloureux, sanglants, épuisés de peur et d'horreur ! Puis le chef reprit la parole:-" Puisque tu es sorcière et que tu ne veux pas dénoncer tes complices, je vais te mettre à l'épreuve. J'ai un neveu de dix huit mois qui semble très malade et le médecin ne sait pas ce qu'il a. Je vais te conduire à lui. Si tu parviens à le guérir, tu auras la vie sauve! Sinon, je te livrerai aux chiens et il feront de toi ce qu'il voudront avant de t'étrangler!
En entendant ces mots, Annick se mit à trembler, puis perdit conscience. On la laissa reprendre connaissance, puis ils se rhabillèrent. On leur mit un sac de jute sur la tête pour qu'ils ne sachent pas où on les conduisait. A nouveau, on leur lia les mains derrière le dos et on les conduisit jusqu'à une camionnette cachée dans les bois. Le trajet leur sembla interminable et chaotique. Ils se sentaient brisés, douloureux terrorisés par ces traitements sauvages et par l'angoisse de ce qui allait leur arriver dans un proche avenir. Enfin la camionnette s'arrêta. Ils avaient les reins brisés et le désespoir au coeur, mais faisaient tout pour n'en rien laisser paraître!

La camionnette s'était arrêtée dans la cour d'une ferme du même style et dans le même état que celle des Carrouadec. L'odeur de fumier et de lisier prenait à la gorge. Ici on élevait pas des vaches mais des porcs. Les effluves en étaient beaucoup plus puissants et désagréables que celles qui émanaient d'une étable!

Dans la grande pièce, un feu brûlait dans la cheminée, malgré la saison. Derrière une petite porte basse, une chambre meublée, seulement d'un berceau à bascule, dans lequel un enfant aux habits souillés grelottait de fièvre. Sa mère était assise sur un tabouret trépied, comme ceux qui servaient à traire les vaches.Sarrau en tissu sombre, tablier en toile épaisse sur une jupe noire et pieds nus, gris de crase dans ses sabots. La femme, d'une quarantaine d'années, avait les traits tirés par l'angoisse et, sans doute par l'insomnie!.Dans la pièce, une odeur de lait caillé, d'urine et de diarrhée empuantissait l'atmosphère.
Pas un mot n'avait été prononcé entre Johan et Annick depuis la montée dans la camionnette, au coeur de la forêt. Annick imposa la présence de Johan dans la chambre. Visiblement, l'enfant était en danger de mort. L'auscultation les inquéta davantage encore. L'enfant était à l'agonie!
Johan murmura:-"C'est grave! ,il faut des médicaments!" et demandant du papier et de quoi écrire, rédigea une ordonnance; puis 'approchant du chef cagoulé appuyé au chambranle il;ordonna:
-" Je suis médecin. Si vous voulez que cet enfant survive, vous courez chez le pharmacien avec cette ordonnance et vous ramenez les médicaments! Sinon, ma compagne et moi ne pourrons répondre de la vie de cet enfant, et même avec leur aide, les chances de survie sont minimes, car il va être soigné beaucoup trop tardivement pour que les médicaments et les potions prévues par ma compagne agissent suffisamment vite. C'est une question de vie ou de mort, sachez-le! Et si vous n'agissez pas immédiatement, nous ne pouvons répondre de rien!"
-"S'il meurt,vous mourrez aussi!" répondit le fantôme cagoulé en quittant la pièce. :
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