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Une alternance de réflexions personnelles sur le monde,sur la sexualité vécue et de romans écrits par moi sur différents sujets

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Annick Johan et leurs bourreaux

Délaissant le presque cadavre, les quatre hommes s'approchèrent de la cabane et s'arrêtèrent à quelques mètres du banc en rondins sur lequel Annick et Johan étaient effondrés plutôt qu'assis!
-"Nous sommes les membres du Front d'assainissement de la Bretagne. Nous voulons la débarrasser de toutes les crapules qui la hantent et qui y grenouillent:: Les dealers, les incendiaires et les voleurs de voitures! Mais aussi des sorcières qui tuent le bétail et jettent des sorts à ceux qui leur déplaisent. Vous en faites partie, nous le savons, et en plus, vous avez été dénoncés. Nous sommes là pour vous faire payer vos forfaits et débarrasser le Pays des gens comme vous!

Annick, en même temps que la colère, sentait monter le froid dans ses reins et la sueur lui couler le long de son échine. Elle essaya , pourtant, de dédouaner Johan en expliquant qu'il n'était là que depuis peu, et n'avait rien à voir avec la sorcellerie, dont elle était fière, par contre, d'être une fervente adepte. Tentant de démontrer que les sorciers faisaient beaucoup plus de bien que de mal, et guérissaient bien davantage qu'ils ne tuaient. Johan lui coupa la parole:-"Elle dit vrai! Je l'ai vue à l'oeuvre, sauver une grand-mère de la mort! Je suis solidaire de ses actes, et en plus, c'est la femme que j'aime! Alors mettez-moi à la même enseigne!"

Les quatre hommes hésitaient, se regardant avec embarras. Le chef trancha:-"On les emmène en forêt." Mains liées derrière le dos, ils y furent conduits un peu à l'intérieur. Arrivés au pied de grands arbres, on les déshabilla sans douceur, en arrachant, presque, leurs vêtements. Une fois nus, on les conduisit chacun face à un arbre, le ventre plaqué contre l'écorce rugueuse et les bras encerclant le tronc et reliés par une corde. Le chef s'adressa à Annick:-" Nous savons que tu es la meneuse des sorcières. Donnes nous leurs noms et les lieux où elles habitent !" Annick secoua la tête négativement. Le chef lui empoigna les cheveux et lui cogna le front contre l'écorce! -"J'ai la tête dure, tu devrais le savoir, je suis Bretonne!"

Elle renouvela son refus et sa tête fut, à nouveau, cognée contre l'arbre, ses lèvres s'écorchant contre l'écorce rugueuse. Puis il coupa une badine de jonc et l'effeuilla. Le premier coup cinglant s'abattit sur les reins d'Annick qui, surprise ne put reteni un cri, alors qu'un striure, virant au violet, lui zèbrait les reins! Johan, lié contre l'arbre voisin subissait le même sort. Annick attendait le deuxième coup et parvint à ne pas crier, en se mordant les lèvres. Au fil des coups,une sorte d'anesthésie cutanée se produisit, les rendant moins douloureux. Il y en eut, ainsi une vingtaine, avant que son compagnon et elle ne soient détachés!

Désentravés, leurs jambes les portaient, à peine. Mais ils furent aussitôt attachés à nouveau. Cette fois leurs dos striés d'écorchures sanglantes frottaient contre l'écorce et leurs bras étaient tirés en arrière autour du tronc. Le chef des bourreaus interrogea Annick:-"Tu ne veux toujours pas parler?"En le regardant bien en face, elle secoua la tête et cracha dans sa direction.

Tournant la tête vers Johan, qui avait subi le même traitement, elle constata, avec stupeur que la flagellation avait provoquée, chez lui, une vive érection. Elle ne s'attendait pas à ce qui allait lui attiver ensuite, mais elle fut prise de terreur en voyant s'approcher les deux chiens et leurs gardiens, prenant en compte chacun l'un des captifs. Annick voyant l'un des molosses s'approcher d'elle en tirant sur sa laisse, ferma les yeux et sentit son coeur prêt à exploser, s'attendant à être mordue et à mourir !
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