En attendant son retour, Annick et Johan furent enfermés dans le noir d'un cagibi, si bas de plafond qu'ils ne pouvaient se tenir debout. Seuls tous les deux, elle s'effondra en sanglots dans ses bras. Il tenta de la calmer, tout en se rendant compte qu'elle était au bord dr la crise de nerfs, conséquence évidente des traitements subis depuis le début de la journée. Se battre contre des truands armés était absurde et inutile. On ne pouvait que subir leur diktats. Il y a vait donc, en Bretagne des utopiques tarés du gabarit des basques de l'ETA ou des Corses du FLNC !
Au point où ils en étaient, Annick et Johan ne pouvaient que subir la loi des illuminés fanatiques et irresponsables. De ceux qui souillent le monde de leur bêtise! Téléguidés par quelques individus paranoïaques, ivres d'un pouvoir factice et grands amateurs de sang versé! En attendant leur délivrance de ce trou à rats sordide, Annick était torturée par un besoin pressant qu'elle ne savait pas comment soulager. Johan éprouvant, aussi cette irrépressible envie, il lui conseilla de faire comme lui. et joignant le geste à la parole, il ouvrit sa braguette et, courbé en deux, il arrosa le mur à grand bruit. Juste à ce moment,accroupie, cuisses ouvertes, et inondant le sol, Annick vit entrer le grans escogriffe cagoulé qui se mouilla les pieds dans l'urine du mépris qui animait la jeune femme face à ses tortionnaires!
Appartenant à l'éspèce la plus tarée qui soit sur terre: Celle des cagoulés, des lâches, des impuisants du courage quand il n'ont pas un torchon percé de trous sur le visage et une arme à la main pour terroriser des êtres désarmés et nus!
La situation dans laquelle se trouvait Annick était une occasion de leur dire:" Je vous pisse à la geule!" Mais le grand bênet cagoulé était bien trop imbu de lui même, et de sa position dominante pour réaliser une telle nuance!
Il venait les chercher pour administrer à l'enfant,médicaments et piqûres urgentes. ce fut Johan qui se chargea de l'usage de la seringue, alors qu'Annick s'occupait des médicaments et des enveloppements et cataplasmes. Le travail fait, on les remit au cagibi en attendant les résultats. En fait il y eut une amélioration rapide de l'état de l'enfant. On le crut sauvé et on sortit les encagés de leur trou;. Mais peu de temps après, en se penchant sur le berceau, Annick vit que l'enfant se cyanosait rapidement, et quelques minutes plus tard, dans un dernier soubresaut, il rendit l'âme!.........
Temps de stupeur dans les deux camps, mais très bref, et temps de colère chez les encagoulés.
Aussitôt saisis et à nouveau les mains liées dans le dos et les chevilles entravées, Annick et Johan se retrouvèrent dans leur trou à rats!
Ils réalisaient, chacun dans sa tête, et sachant que l'autre pensait la même cjose que l'heure des gros ennuis avait sonné. Ils allaient, sans doute, payer très cher un échec dont ils n'étaient pas responsables! Approximativement deux heures plus tard, car ils n'avaient pas les moyens de mesurer le temps qui leur semblait effroyablement long, on vint les chercher.La nuit tombait. Conduits dans une écurie comprenant plusieurs stalles pour les chevaux et un grand espace meublé seulement d'un coffre à avoine, on leur ordonna de se mettre nus. Ils le firent en tremblant. Bien plus de peur et d'horreur que de froid!