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Une alternance de réflexions personnelles sur le monde,sur la sexualité vécue et de romans écrits par moi sur différents sujets

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Agnès se laisse convaincre

Pendant une semaine,Agnès résista, pendant la suivante elle hésita. Puis, tout d'un coup,, en faisant le point de ce qu'elle y gagnerait, elle accepta, avec en arrière pensée le souvenir des caresses prodiguées par Jocelyne qui ne l'avaient pas laissée,indifférente, loin de là, surtout en raison du parfum si insolite et grisant qui émanait de son corps en émoi !
La première fois qu'elle se rendit dans l'atelier, elle était intimidée, émue et troublée. Lorsque Jocelyne lui demanda de se mettre nue, elle hésita un moment avant de le faire et, une fois dénudée Jovelyne  lui indiqua une pose facile à tenir pour lui éviter les crampes. Puis lui accorda un temps de repos toutes les vingt minutes pour  se désengourdir. Temps pendant lequel les deux jeunes femmes bavardaient et riaient , en se racontant, par bribes des morceaux de leurs vies.

Alors que la séance allait se terminer, Jocelyne abandonna sa sellette, s'approcha d'Agnès et lui entoura les épaules de ses deux bras avant de poser ses lèvres à la saignée de son cou. Puis ses mains glissèrent sur sa poitrine et plus bas encore. Agnès n'avait pas réagi autrement qu'en fermant les yeux sous la douceur de la caresse. Lorsqu'elle sentit le visage de Jocelyne se glisser entre ses cuisses, elle les ouvrit pour lui donner accès à son intimité moite qui fut butinée un long moment !

Voyant sa réaction, Jocelyne l'entraîna dans sa chambre, se dévêtit rapidement  et se lova amoureusement autour du corps de la femme qu'elle aimait.
Ensemble, libérées de toutes entraves et de toute pudeur, elles se fondirent l'une dans l'autre avec une intensité dont Agnès ne se serait jamais cru capable. Haletantes,clapotantes et chavirées elles s'offrirent de longs moments d'un plaisir sans cesse renaissant.

Si l'amour guidait les gestes de Jocelyne, c'était seulement le trouble des sens qui faisait agir Agnès, découvrant sous les doigts de sa partenaire une sexualité tellement plus douce et compréhensive que celle  vécue avec Maurice, prototype du mâle conquérant et pressé d'arriver à ses fins, beaucoup plus cavalières que raffinées!
Jocelyne était douce, tendre, enveloppante. Comme sait l'être une femme amoureuse ! Après avoir travaillé à sa sculpture, ses pouces marquant la glaise de son talent et de sa sensualité, elle offrait à Agnès des heures grisantes de désir puis de plaisir partagé. Mais Agnès savait que ce délire n'aurait qu'un temps et qu'il n'était pas question de remettre sa vie en cause. D'ailleurs Jocelyne ne souhaiterait certainement rien de semblable.
En outre, dans la foulée d'un samedi soir un peu trop arrosé avec des copains, Maurice et elle avait mis en route un petit frère ou une petite soeur pour Joël. Le chevauchement de ses deux comportements d'épouse et de maîtresse d'une femme laissait Agnès quelque peu désemparée. Elle savait, pourtant, que malgré tout, son destin ne passait pas par les chemins de Lesbos, même si Jocelyne avait su lui faire vivre des heures de tendresse et d'une sensaulité inoubliables.
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