Négligé par Agnès sa femme toute entièreséduite par Jocelyne, abandonné par Pascale qui lui a préféré Raymond, le riche mandataire des Halles, Maurice se retrouvait seul, complètement désorienté, plein d'amertume, de rancoeur et au bord de la déprime. Il faisait un effort énorme pour continuer à travailler, mais il n'avait plus goût à rien !.
Pas même aux brèves aventures qu'il pouvait vivre avec certaines de ses clientes. Celles qui ayant découvert le pouvoir tétanisant de ses moustaches sur leur intimité, trouvaient mille prétextes pour le faire revenir chez elle plusieurs fois de suite, et le recevant dans une tenue qui ne laissait aucun doute sur leurs désirs de balayages intimes et caressants.
Il se sentait, à nouveau, glisser dans le laisser-aller physique et moral et recommençait à se négliger, ce qui rebutait celles de ses clientes friandes de sensations inédites et coquines. Négligeant, à la fois, son travail et sa personne, son patron ne supporta plus son comportement et, après plusieurs avertissements, le licencia.
Inscrit à l'ANPE, il n'avait aucun courage pour chercher un nouveau travail, restait au lit jusqu'à midi, ne se lavait plus et errait comme une âme en peine, un mégot éternellement collé aux lèvres.
Non content de jouer au tiercé avec l'argent que gagnait péniblement sa femme, il profita de sa présence dans les bistros du PMU pour se mettre à boire. Il rentrait ivre, s'affalait sur le canapé et s'endormait. Il se réveillait la bouche pâteuse au retour de sa femme, encore toute embaumée des senteurs marines laissées sur elles par ses étreintes avec Jocelyne, et se prenait de querelle avec Agnès qui lui reprochait sa veulerie et son laisser-aller
Un jour, il était descendu à la cave, à moitié ivre pour y chercher des outils dans son box. Il croisa dans le couloir, Adeline, une gosse de treize ans déjà très bien formée et qui habitait l'immeuble. Elle le connaissait et s'était arrêtée devant le box pour lui dire bonjour.
Elle n'avait pas peur, mais ivre comme il l'était Maurice avait senti monter en lui des pulsions malsaines. Il attira la fille par le bras, et, la collant contre le mur, il chercha à l'embrasser et à fouiller d'une main dans sa culotte avant de tenter d'ouvrir sa braguette pour se faire caresser. mais sans y parvenir !
Adeline se débattait en criant mais personne ne pouvait l'entendre ! Maintenant aiguillonnée par la peur, mais déjà de robuste constitution elle réussit à échapper à l'étreinte de Maurice bien trop ivre pour pouvoir la retenir.
Arrivée chez elle, étouffée par les sanglots, après un temps pour reprendre haleine, et au bord de la crise de nerfs, elle raconta à sa mère, affolée, ce qui venait de lui arriver.
Le soir même, ses parents après l'avoir fait examiner par leur médecin, pour ne pas trop ébruiter l'histoire,portaient plainte au commissariat du quartier. Maurice appréhendé et mis en garde à vue, fut incarcéré quelques heures plus tard !
Agnès qui avait vu les policiers venus chercher son mari les avait interrogés; Ils s'étaient contentés de lui dire: -"Sale Affaire !"
Incarcéré et jugé, Maurice avait été condamné à une peine relativement légère parce qu'il n'y avait eu que des attouchements et qu'il n'était pas récidiviste, mais davait se soumettre à une surveillance médicale. Libéré deux ans plus tard, iol redevint le trits chômeur, vivant aux crochets de sa femme qui, pleine de pitié pour lui n'avait pas jugé bon de divorcer !