Agnès n'avait pas l'habitude de l'alcool, mais se laissa convaincre de boire un punch. Boisson agréable mais traitresse pour une non initiée.Dans la oièce, plusieurs sculptures de femmes nues, en bronze et en pierre, dans des poses très sensuelles, étaient installées sur ies socles. Jocelyne expliqua qu'elle était sculpteur mais encore élève des Beaux-Arts. C'était sa raison d'être, et en plus, elle y gagnait sa vie, ayant beaucoup d'amies adeptes de Sapho !
Elle avait préparé un succulent dîner, dégusté côte à côte, sur le canapé devant la table basse..Jocelyne avait rempli plusieurs fois les verres d'un excellent vin, et Agnès s'était sentie devenir, peu à peu, légère et euphorique. A la fin du dîner, Jocelyne tournée vers Agnès avait pris sa main pour lui dire:"Je t'aime!" avant de l'enlacer en lui dévorant les lèvres.
Ses caresses se firent plus audacieuses et précises, dénudant et butinant les seins de son amie avant de faire descendre ses doigts vers une intimité émue encore prisonnière du string. Dont elle entreprit une visite ausi habile que passionnée,avant d'y plonger son visage tout entier. Soumis à un tel traitement, les sens d'Agnès s'étaient réveillés. Totalement nue, elle s'ouvrit complètement dans un chuintement soyeux, offrant à la fois sa béance et ses senteurs de femme ! Dans la position ou elles se trouvaient, Agnès avait du mal à atteindre les plages sensibles du corps de Jocelyne pour lui rendre ses caresses.
Alors la jeune sculpteuse allongea son amie et s'étendit sur elle en inversant leurs corps pour pouvoir entamer un ballet de leurs doigts et de leurs lèvres au coeur des intimités offertes. Des halètements se mêlèrent aux clapotis de leurs béances et, très vite, elles s'envolèrent une première fois vers le septième ciel, avant d'y retourner à plusieurs reprises. Enfin, au début de la nuit, haletantes épuisées et des cernes mauves sous les yeux,, elles se retroufvèrent sous la douche, Des flots tièdes frappaient les corps et collaient les cheveux mouillés de sueur contre les tempes.
Jocelyne admirait en connaisseuse les formes voluptueuses du corps d'Agnès et voulut leur rendre hommage avec l'espoir de les reproduire dans la pierre avec son ciseau. Elle butina les tétons dressés, puis s'agenouilla pour laisser glisser sa bouche dans la toison brillante de gouttelettes, avant de vouloir atteindre et conquérir l'anneau plissé caché dans son abri.
Ce geste provoqua chez Agnès un sursaut, une secousse comme si elle était traversée par un courant et, en même temps, elle avait un mouvement de révolte de tout son corps en poussant un cri: "Non!"
Dévontenancée, Jocelyne s'écarta, alors qu'Agnès, ruisselante sortait de la douche en pleurant. Attrappant au vol un peignoir, elle se sècha sous les yeux écarquillés de son hôtesse.
-"Pardon, Jocelyne, je ne sais pas pourquoi, mais ce soir je ne suis pas mûre pour ce genre de caresses, et en plus, je suis saoule!"
Quelques instants plus tard, elle était dans la rue, titubante et en larmes; Elle n'était pas la seule. Jocelyne avait vu disapraître Agnès avec désespoir, avant de s'écrouler en sanglotant sur le canapé, témoin et support de leurs premiers échanges. Elle avait rêvé des jours et des jours de cette rencontre qu'elle aurait voulu voir se transformer en partage et en amour communs !