Fernand, le patron du salon de coiffure où travaillait Agnès, lui avait fait d'insistantes allusions aux folies qu'ils pourraient vivre ensemble si elle se laissait séduire ! Car il faisait un fantasme et une fixation sur les femmes enceintes dont la vue le mettait dans un émoi profond. Et chaque jour, il se faisait un peu plus balourd et pressant, n'ayant de cesse de pouvoir caresser le ventre d'Agnès sous tout les prétextes.
Il était petit, gras, chauve. avait des mains boudinées au petit doigt toujours levé à l'ongle démesuré. Il puait l'ail et le cigare. Charmante proximité pour les clients qui avaient affaire à ses soins. Mais c'était rare, car il laissait le soin à ses coiffeuses de faire le travail, lui se contentant de tenir la caisse.
Son comportement vis à vis d'Agnès devenait franchement importun, mais elle prenait son mal en patience car elle voulait tenir le coup jusqu'à son congé officiel. Il redoublait d'effort pour caresser le ventre rond de sa coiffeuse blonde et souriante, mais n'en rêvait pas la nuit car il avait réussi à circonvenir son apprenti de quinze ans qu'il couvrait de cadeau et retrouvait dans les toilettes une fois le salon fermé !
Maurice, lui avait des soucis avec son patron qui lui reprochait sa cadence de travail insuffisante pour le salaire qui était le sien.Sa nature, plutôt lymphatique ne le poussait pas à une suractivité, mais il était consciencieux jusqu'à la maniaquerie.et, contrairement à ses collègues, il ne traînait pas dans les bistros pendant les heures de travail.
Il était, parfois soumis à des tentations lorsqu'il travaillait chez des clients particuliers, qui se trouvaient,être, souvent, des femmes oisives ou solitaires. Il arriva un matin dans une résidence luxueuse et se présenta à l'appartement indiqué. Il était huit heures du matin et il se trouva face à une jeune femme plus que belle et plus que provocante dans un mini déshabillé et une nuisette transparente.
Son compteur avait sauté et elle se trouvait, disait-elle sans courant.En face de l'appareil il constata qu'il suffisait de relever la manette du disjoncteur pour rétablir le circuit. Il sentit le piège, d'autant plus qu'elle l'entraîna dans la salle de bains pour un mauvais contact dans une applique qui en évoquait une autre de triste mémoire !
Il examina l'objet avec circonspection et, lorsqu'il se retourna, la jeune femme était nue. Belle comme une photo de magazine sur papier glacé, mais visiblement beaucoup plus chaude ! Gêné et troublé, à la fois, il ne savait comment réagir. Elle le fit à sa place en s'avançant et en se collant contre lui,le grisant de ses effluves de parfum et de femme en émoi. Et déjà, elle se faisait entreprenante et même investigatrice en pressant des sesdoigts le pantalon de Maurice et cherchant à libérer sa virilité déjà émue!
L'image d'Agnès et de son ventre rond le tétanisa et il se dégagea de l'étreinte de la jeune femme:
-"Vous êtes belle, mais je suis marié et ma femme attends un bébé, alors je ne veux pas la tromper.
-"C'est bien ma chance, il n'y a qu'un homme fidèle dans la région et c'est moi qui tombe dessus!"
Elle devint froide et cassante et le congédia comme un valet en lui fourrant un billet dans sa poche, ce qui le vexa et le soulagea en même temps; A peine sorti de l'appartement, il regretta sa réaction puis se consola en pensant qu'il avait su rester fidèle à Agnès !