Beaucoup plus près, dans le toît d'ardoises d'une maison bretonne, juste en contrebas du balcon d'où Johan regardait tomber la nuit, une lumière s'était allumée derrière la vitre d'un petit velux ouvert à l'horizontale. Une ombre s'était déplacée dans la pièce et il fantasma sur cette présence envahissant son imagination:
A cette heure là,ce pouvait être une jeune femme, bras levés, retirant son tee-shirt moulant. Puis, un peu courbée en avant, ondulant du bassin pour se libérer du morceau de fin tissu blanc, inséré en tortillon froissé dans sa vallée humide.
Une fois nue, elle pouvait se voir dans son miroir, doucement éclairée par la lumière d'une lampe de chevet. Debout, les yeux clos,jambes un peu écartées,elle avait, peut-être humé le fin triangle blanc et moite d'elle-même, avant de le laisser choir sur le carrelage!
Il l'imaginait pas très grande,mais harmonieusement faite, blonde aux cheveux coupés courts, des yeux verts amande, un nez droit au dessus de lèvres charnues, au grain satiné. Une poitrine ronde et ferme, tout comme le bas de ses reins, tanché par un sillon un peu plus sombre. Des pieds sensuels: Orteils ronds et ongles ras; Classique en somme!
Mais son aspect physique ne devait pas être l'essentiel de ses préoccuoations, comme c'est souvent le cas chez lzs femmes qui se savent désirables! Pour la première fois, depuis deux ans, elle vivait seule, à vingt quatre ans, enfin libérée d'un compagnon encombrant. Son examen terminé, elle s'était, probablement, allongée pour lire sur son lit, car il ne voyait plus son ombre sur le sol. Il l'imaginait interessée par le texte du livre, une main négligemment posée en travers de ses cuisses bronzées.Ainsi capable de flatter, du pouce,sa toison blonde et soyeuse.
La nuit était complètement tombée sur la mer dont on entendait, seulement, le bruit du très léger ressac. Il ne soufflait, ce soir là,qu'une petite brise légère. Au loin les feux des bateaux en pêche tremblaient, un peu, dans la brume montante, maintenant sur la mer.La lecture semblait avoir inspiré la jeune femme. La lumière s'éteignit. peut-être pour mieux la laisser aller vers ses fantasmes? Mussée au creux de ses draps, fleurant encore la lavande au parfum mêlé à celui de sa féminité humide!