Ni le notaire, ni sa femme, ni leur progéniture n'étaient des enfants de choeur ! Elle se trouvait donc dans son élémént, tout en se rendant compte que l'essentiel du travail de pourrissement était déjà accompli: En fouillant la chambre de Valérie, et surtout ses tiroirs,elle avait pu se rendre compte que la fille du notaire entretenait une liaison coupable avec son frère, qui trônait nu et fort ému dans ses bras sur plusieurs photos. Alors que le reste du temps elle ramenait entre ses draps de jolies camarades d'Université, ravies de poser avec elle, dans des tenues et des poses plus que suggestives.
Quant à Renaud, en dehors de ses penchants pour l'anatomie de sa soeur, d'ailleurs fort aguichante, il semblait très imbu de la sienne, imposante, et là aussi, de nombreuses photos le montraient en Narciise amoureux de lui-même au point de se donner du plaisir dans son bain ou devant son miroir,ou même devant un parterre de voyeurs en grand émoi, eux aussi !
Pour l'étage des parents, il en allait autrement. Armelle ne découvrit la vérite que plus tard. L'étage était ainsi conçu que grand salon et salle à manger en occupaient une grande partie, la cuisine en était proche. Par contre, de l'autre côté du couloir se trouvait la chambre conjugale et un petit salon, dans lequel Armelle avait remarqué des taches suspectes et même une fois un préservatif, au fond d'un cache pot abritant une plante grasse. Toutes traces qu'elle s'était empressée de faire disparaître !
Le notaire, Armand Ravigot, rondouillard, chauve et doté d'une petite moustache, était le prototype du notable de province travaillé par le démon de midi. Sa femme, Corinne, plus grande, fausse blonde au pubis embroussaillé et aux appâts généreux, souvent décolletés, était une grande cavale au visage chevalin, mais héritière d'une grosse fortune qui avait été bien utile à son mari pour acheter son étude. Elle avait toujours le regard trainant vers la braguette de tout individu mâle de quinze à quarante cinq ans, avec une nette préférence pour les premiers.D'ailleurs elle ne se privait pas d'aller rôder au second, à l'heure matinale où elle savait trouver Renaud, nu dans son cabinet de toilette ou sous sa douche et de s'y attarder. Au grand plaisir du garçon toujours heureux de s'exhiber et de se mettre en émoi, même si c'était devant sa mère, qui sortait de ces séances avec une petite culotte bonne à humer puis à laver !
Lorsque le couple recevait à dîner, Armelle restait, le soir venu pour assurer le service, en ayant confié Gloria à une amie. Certaines soirées étaient fort protocolaires, mais d'autres l'étaient beaucoup moins, et, d'ailleurs, les invités n'étaient pas les mêmes. S'il s'agissait de recevoir le Préfet et le chanoine, tout était irréprochable.
Mais l'atmosphère était beaucoup plus détendue lorsqu'il s'agissait du pharmacien, de l'instituteur, du directeur des impôts, de fonctionnaire de police, de justice, du barreau, de la maréchaussée ou de gros commerçants ayant pignon sur rue. L'alcool, alors, coulait en abondance et déliait les langues faisant même naître des gestes audacieux et même carrément inquisiteurs, mais cachés sous les replis des longue nappes de lin blanc !
Dans ce genre de réunions, Corinne demanda bientôt à Armelle qu'elle appelait alors Amélie, de préparer des rafraîchissements tard dans la soirée et de circuler parmi les invités avec son plateau chargé de verres et des consignes pour accepter les mains voyageuses de certains invités, hommes ou femmes qui se sentiraient les sens échauffés et les intimités moites !