En bordure de la place du marché, il y a le mur de soubassement d'une grande terrasse fleurie. C'est vers ce mur que l'adolescent entraîne Aurelia. Percé d'une grille donnant sur une sorte de cellule obscure. Sans lâcher la main de la jeune femme, il pousse la grille rouillée et grinçante donnant sur un espace sombre et humide aux senteurs de moisi et d'urine.
Arrivé là, il se tourne vers elle et explique:-"Hier, en fin d'après midi, tu as arrêté ta voiture devant la fenêtre de ma chambre. Après avoir baissé ta culotte tu t'es soulagée. Pour les autres tu étais cachée, mais moi je t'ai vue. Bien sûr tu ne le savais pas, mais j'ai été très ému ! J'y ai repensé cette nuit et j'ai trouvé injuste que je connnaisse ton intimité sans que tu connaisses la mienne ! "
Alors, face à elle, sans qu'elle ait eu le temps de réagir il ouvrit son pantalon et se détourna un peu d'elle pour ne pas l'éclabousser, et il urina sur le sol puis se rajusta aussitôt en disant:-"Maintenant, nous sommes quittes !"
Aurélia complètement médusée, ne sachant quelle contenance adopter embrassa Antonin sur les deux joues et sortit rapidement de la cellulle. Antonin la suivit et continua:-"Maintenant que nous sommes vraiment amis tu pourras me demander ce que tu voudras, il te sufira de m'appeler -"Tonin!" et tu verras que j'ai des pouvoir qui te surprendront ! J'avais une marraine qui s'appelait Gentiane. une sorte de fée qui, avant de mourir m'a fait cadeau de l'un de ses pouvoirs magiques !
D'ailleurs, je vais te donner une preuve de ce que je te dis. Mais après avoir vu il faudra m'aimer comme ton fils et si tu ironises à mon sujet, je pourrais en mourir de chagrin !
Aurélia, n'aies pas peur, tu vois je connais ton prénom et depuis hier, je t'aime! Tu vois le clocher de
l'église ? En ce moment trois pigeons s'y cachent qui vont s'envoler en même temps et l'un d'eux va venir se poser sur ton panier ! Quelques secondes plus tard, trois pigeons quittaient le clocher et l'un d'eux vint se poser sur le panier d'Aurélia! Lorsqu'elle se retourna, Antonin avait disparu !
Ce n'était plus de l'étonnement mais de la stupeur et Aurélia se croyait victime d'une hallucination ! Pourtant le pigeon était bien là, qui dans un claquement d'ailes prit son essor vers le ciel. Pour tenter de reprendre ses esprits Aurélia remonta lentement la grande rue du marché en bordure de laquelle, un peu plus haut se trouvait la maison où s'était passée la scène de ses besoins naturels. En y arrivant, elle avait les jambes en coton. Mais nulle trace d'Antonin. Seule sa fenêtre, entrouverte laissait échapper un pan de voilage de tulle.
Toujours très troublée en évoquant sa rencontre avec Antonin, sur le chemin du retour, elle pensait au désir qu'elle avait depuis longtemps, d'avoir un chien dans sa maison au toit de tuiles mécaniques et cerné d'un petit jardin plein de buissons et de fleurs. Elle aurait voulu un Epagneul Breton dont elle aimait le pelage feu et blanc qu'elle aurait appelé "Tim" Sans trop savoir pourquoie, elle avait une prédilection pour cette race de chien !
En arrivant à la barrière de sa maison elle crut s'évanouir ! Derrière la haie de troënes, petite tache blanche et feu, gambadait un épagneul Breton, tout frétillant, qui semblait avoir toujours vécu là. Sitôt la barrière ouverte Aurélia vit le chien sauter sur elle, posant ses pattes sur ses cuisses en jappant comme s'il était content de la retrouver. Il cherchait à la lécher puis courait en tous sens en aboyant . d'instinct elle réagit:-"Tim, tais-toi !"
Cessant de gambader, son embryon de queue entre les pattes, Tim vint se coucher aux pieds d'Aurélia comme si c'était la chose la plus naturelle du monde !