L'avenue, descendant doucement vers la petite ville est bordée de prunus en fleurs, baignant dans un flamboiement de teintes roses et mauves. Le soleil déclinant faisait exploser de lumière et de senteurs, cette route qui semblait avoir été créée pour servir d'écrin à la beauté d'Aurélia !
Obliquant soudain sur la droite, elle rangea sa petite voiture dans la contre-allée. A cette heure, l'endroit était désert. Sortant en voltige, elle fit le tour du véhicule, ouvrit la portière pour se dissimuler, dégraffa son jean et descendit rapidement sa mini culotte pour soulager une envie naturelle d'une extrême urgence !
Elle entendait le chuintement sensuel du flot fusant à travers sa toison embroussaillée! De deux doigts elle fit jaillir de son capuchon sa tigelle qu'elle avait eu envie de caresser, quelques minutes avant dans sa voiture.
D'un rapide va et vient, ses cuisses musclées enserrant sa main,plongée au coeur de sa vallée, elle se fit jouir en retenant un feulement, la tête levée vers le ciel. puis elle huma ses doigts luisants sans oser aller plus loin !
La scène était passée inaperçue de tous, sauf d'un garçon de treize ans, entrain de faire ses devoirs assis à son bureau, derrière la fenêtre de sa chambre, située juste au dessus de l'endroit où stationnait Aurélia. Devant ce spectacle d'une femme fort belle à l'intimité visible et nue, sa nature d'adolescent, tout juste pubère, réagit dans son slip de coton. Y posant la main avec trouble avant d'ouvrir son jean ! Quelle aventure à raconter aux copains, demain au collège ! Excité comme il l'était ne pouvait que faire les gestes propres à le calmer.
Alors qu'Aurélia se croyant toujours seule, rebouclait son jean en se dépêchant à cause d'un rendez- vous important qu'elle ne voulait pas manquer. Oeil de jade, longues jambes, poitrine et fesses hautes, elle connaissait son pouvoir de séduction, sur les hommes, mais aussi sur les femmes.
Elle avait eu un début de vie difficile en milieu modeste. Puis entrée comme secrétaire dans un cabinet d'assurances, elle avait grimpé les échelons. Mariée à la sauvette et à vint ans par des parents qui voulaient se débarrasser d'elle, sans jamais s'en être occupé, elle avait fui le carcan conjugal pour vivre à sa guise. mais travaillait comme un forçat pour se donner les moyens de satisfaire toutes ses envies.
Elle a vingt cinq ans ce dimanche matin de plein soleil. La place du marché croule sous les fruits les légumes, les volailles et les produits de toutes sortes. Comme pour ajouter à l'air qui embaume de parfums divers, les cloches sonnent à la volée. on se croirait le jour de Pâques !
Tout de suite, au milieu de la foule, Antonin a repéré Aurélia, dont le panier d'osier est plein de victuailles diverses. le garçon s'approche de la jeune femme pour mieux la voir, admire sa silhouette et, les mouvements ondulants de ses cheveux courts et l'éclat de ses prunelles.
Malgré son jeune âge, Antonin, fasciné, trouve qu'elle est l'image même de la beauté! S'approchant plus près encore, il se colle contre elle et glisse sa main dans celle de la jeune femme, surprise de voir ce gamin, brun aux yeux noisette, la tenir ainsi alors qu'ils ne se connaissent pas!
-"Je te connais!" dit le garçon, les yeux plantés dans ceux d'Aurélia, en devançant sa question. -"Je te connais depuis hier et, à cause de celà, je dois t'emmener quelques instants avec moi "pour réparer"! Intriguée, Aurélia le regarde, mais elle est sûre de n'avoir jamais vu cet adolescent qui la tient par la main et veut l'entrainer avc lui !