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Une alternance de réflexions personnelles sur le monde,sur la sexualité vécue et de romans écrits par moi sur différents sujets

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Manon la solitaire

Etreignant, en même temps les seins dressés de désir, sous cette caresse amoureuse. Pressant les aréoles et faisant se tendre les pointes. Alors l'engloutissement créait l'orgasme!
Pendant ces périodes de rêve éveillé, elle voyait planer de grands oiseaux sauvages, aux ailes immenses, pour lesquels le marais et les étangs voisins n'étaient que lieux de passage pour un repos éphémère!
Elle aimait, aussi,voir bondir les carpes dans l'eau fangeuse, éclaboussant le ciel et les nuages à grands coups de queues, dans un scintillement d'écailles argentées. Et aussi, au creux des mares, voir glisser ces insectes légers, aux pattes immenses, avançant par saccades à la surface des eaux.

Amoureuse du vent, compagnon de coeur autant que de corps. Selon qu'il soufflait en brise dans sa tignasse collante de boue ou bien qu'il rageait iùpétueusement pour faire trembler la surface de l'eau et coucher les roseaux. Faisant naître, ridules, vaguelettes puis remous presque tempétueux, s'infiltrant sous sa peau de chèvre. Il y apportait la tièdeur et les effluves des marais avoisinants jusque dans ses replis les plus secrets, remportant avec lui ceux de son intimité!
Elle la tournait, alors, vers le ciel, offerte aux nuages, exhalant ses désirs les plus secrets, pour la joie coassante des crapauds à demi embourbés, aux yeux pailletés d'or. Et faisant aussi les  délices de Lucifer qui ne vivait heureux qu'en humant  l'odeur de sa sauvage bien-aimée!

Elle avait encore et surtout un amant nommé soleil! Jamais elle n'avait connu la pudeur, mais, avec lui, il ne s'agissit de rien d'autre que du don de toutes les fibres de son corps, qu'il savait caresser avec un art venu des millénaires: Chaque repli de son intimité était à découvert, pour recevoir ses baisers. Sa grotte s'ouvrait alors, comme une fleur palpitante, aux pétales humides et bientôt noyées, alors que se libérait le bourgeon dressé comme une amande luisante! Il allait même, parfois jusqu'à la brûler malgré son accoutumance aux intempéries.
Alors d'un roulement de hanches, elle s'enfouissait, lentement, dans la boue gluante, puis dans l'eau qui lui faisait, à son tour mille caresses incestueuses puisqu'elle y était née. Mais le soleil dominait tous ses complices, devenant ami, amant ou copain, selon son humeur du moement!

Seule elle avait appris à assouvir les pulsions naissantes au plus intime de son corps tendu de désir, compensant ainsi ,un peu, les cruautés infligées par sa vie solitaire! Elle aimait l'art que possédaient ses doigts complices, faisant naître de sa source, de longues coulées nacrées, et qui en détenait, alors,fragrance et saveur.

Parfois, au loin, elle voyait passer les chevaux sauvages en troupeaux, galopant devant leurs crinières. Elle
voyait, aussi les étalons saillir les juments, ce qui faisit naître, en elle, de troublants fantasmes!
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