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Une alternance de réflexions personnelles sur le monde,sur la sexualité vécue et de romans écrits par moi sur différents sujets

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Manon et les chevaux

Souvent, elle avait tenté de les approcher  avec au moins l'espoir d'effleurer leurs crinières du bout des doigts, mais les fluences du vent, chaque fois leur disaient  que Manon n'était  pas de leur race et n'avait rien à faire auprès d'eux. Ils partaient, alors en ruades et en grandes secousses de l'encolure pour faire voleter leurs crinières jaunies par le soleil et le sel.
Ce qu'elle ignorait, c'était que, juste de l'autre côté du grand étang, à proximité des chevaux, vivaient deux garçons qui, après avoir su les approcher, avaient réussi à les monter et les chevauchaient, à cru pendant de longues heures! Aggripés à leurs crinières, et galopant à pleins sabots dans les hautes herbes à proximité de la mer,en se saoulant de soleil et de vent.
Mais aussi, après la cavalcade, dévorant les poissons, crus ou séchés, qu'ils avaient su pêcher,et mangeant ensuite des baies sauvages, mordues à pleines dents, et dont le jus coulait sur leur menton,  leur faisant la alngue noire, au milieu des évlats de rire!

Ils avaient, environ, dix-sept ans. Ils s'étaient construits une cabane en roseaux. Vêtus de morceaux de cuir, portés en pagne, taillés dans les dépouilles de chevaux morts,Ils étaient seuls, tous les deux, vaguement cousins, chassés de leur tribu parce qu'affamés ils avaient volé des poules et dur riz!

Leurs amis étaient les chevaux que Manon convoitait tellement! Mais eux seuls avaient le pouvoir de les approcher, qui les reconnaissaient à leur odeur de mâles adolescents en pleine puberté dont ils apaisaient ensemble les élans, et les jaillissements, dans leur cabane,la nuit venue!
Eux seuls avaient le pouvoir de poser leurs lèvres sur les museaux mobiles, à la peau tiède et veloutée et souvent mouillée d'écume. Ou de glisser sous le ventre des étalons en pâture, pour mieux regarder se déplier hors de leur fourreau de velours,les désirs naissants puis insolents nés  à l'appel de la nature à l'approche de quelque jument en chaleur qu'ils s'empressaient d'aller saillir.
Alors, quelques mois plus tard, galopaient les poulains, collés au flanc de leur mère avant de têter les mamelles gonflées des juments maternelles.

Eux aussi avaient un grand chien, bâtard feu et noir nommé Titus. les deux adolescents, Romuald et Germain étaient inséparables. de jour comme de nuit, si la lune brillait, ils couraient en bordure des étangs pour y chercher pitance en capturant à la main des poissons au ventre d'argent.
A la nuit  finissante, le ventre plein de chair crue et de baies sauvages, ils allaient se blottir l'un contre l'autre au creux de leur cabane, pour se protéger du froid et dormir,mais aussi pour  faire naître leur trouble en glissant une main tiède sous le pagne du cousin. Eveillant, ainsi leur désir, devenant vite plaisir jaillissant! Leurs caresses, harmoniques les conduisaient à la ballade des corps. Ils gémissaient de désir, se mordant les lèvres douces  ou craquelées, suivant la saison pour y trouver le goût du sel et de leur propre plaisir!
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