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Une alternance de réflexions personnelles sur le monde,sur la sexualité vécue et de romans écrits par moi sur différents sujets

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Il y avait comme une odeur de ferme !

Il trainait des lambeaux de brume, voilant le soleil encore bas, en ce début de journéz qui s'annonçait belle et chaude. Une odeur de terre humide montait du sol emperlé de rosée.Dans le grand potager où luisait la chair pulpeuse des fraises, à demi cachées entre terre et feuillage.De paresseuses limaces faisaient procession sur la terre grasse et brune des carrés de laitues en y laissant leurs traces brillantes. Les tomates, mûres à souhait laissaient deviner leur délicieux parfum que libérerait bientôt la chaleur du soleil de l'été qui flotterait dans l'ais tiède. Le potager, assez étroit, s'étalait tout en longueur vers l'Ouest,là où le soleil, devenu poudre d'or plongerait sous l'horizon, le soir venu. Longé par la voie ferrée et bordé par un poulailler et une grande serre attenante au coprs de bâtiment de l'écurie et de l'habitation des jardiniers.
Haricots, courgette, pommes de terre, petits pois en rames, y poussaient dans un un  foisonnement ordonné sous l'ombrage de larges pruniers au feuilles rouge-sombre! Dans l'allée centrale, la maîtresse des lieux
Aurélia, marchait, à pas lents et lourds, Observant chaque carré de légumes et de semis pour en vérifier la bonne croissance. Assez grande, c'était une belle femme, massive, aux mollets ronds, à large carrure et poitrine dont on devinait l'opulence et les tétons sous le sarrau et le tablier à fleurs. Ses grands et larges pieds marchaient en canard dans de lourdes sandales de cuir ajouré, où s'accrochaient des lambeaux de fumier.
Par une étroite allée de traverse, elle se dirigea vers le poulailler, dont elle fit grincer la grille rouillée. Aussitôt, les
occupantes l'entourèrent avec l'espoir d'une nouvelle volée de grains, didtribuée une heure que plus tôt que de coutume. Une vingtaine de poules picoraient les écorces de melon de la veille, du grain et des vers de terre en goguette matinale pour profiter de la rosée..
Plumages blancs,noirs et roux, se mêlaient,taché du rouge des crêtes et de l'écaille claire des pattes aux doigts écartés.Aurélia, du regard, cherchait celle de ces dames qui allait lui servir de proie. Une poule rousse, tête penchée de côté pour mieux voir et regard brillant de curiosité craintive retint son attention: Ce serait elle l'élue!Elle s'en approcha,sans hâte, plongea la main dans la poche de son tablier pour trouver du grain et attira la belle au plumage blond, fauve et brun. Avec une prestesse étonnante pour sa corpulence, Aurélia se baissa et faucha la poule par les pattes, dans un concert de caquètements et de battement d'ailes aux plumes éperdues.
Toutes les voisines de la rousse s'étaient écartées en piaillant, sous le regard goguenard des lapins au clapier, tassés entre leurs épaules, oeil rond et museau métronome dans des relents de paille et de crotte!
Aux allures majestueuses d'une Impératice, Aurélia quitta les lieux, enportant sa victime, tête en bas,ailes puvertes, frémissante, mais inconsciente de son proche avenir!
Arrivée devant la porte coulissante de la grande écurie, dont la peinture blanche s'écaillait, elle lia les pattes de la poule et l'accrocha à un gros clou planté dans la porte et servant de dernière étape aux volailles et aux lapins destinés à la casserole.

Fouillant dans la poche centrale de son épais tablier, Aurélia en tira une paire de ciseaux. d'un mouvement du pied, elle attira une cuvette écaillée de noir et de blanc, à l'aplomb de la tête du volatile. De deux doigts habiles, elle lui ouvrit le bec et lui coupa la langue. Un filet de sang noir tomba dans la cuvette, tandis que la poule battait faiblement des ailes, sans svoir qu'elle vivait ses dernières secondes. Le geste d'Aurélia ne comportait pas trace de cruauté, mais reprenait la tradition vécue dans toutes les campagnes, depuis toujours lorqu'il s'agissait de nourrir les humains avec la chair d'une volaille.
Une fois la bête saignée, elle s'installa sur un tabouret trépied, comme ceux faits pour la traite des vaches et, tablier remonté jusqu'au haut des se cuisses puissantes, laissant paraître une culotte d'épais coton blanc, elle installa le corps dans la fourche ainsi formée. D'une main puissante et ferme, aux ongles ras, elle pluma la bestiole encore tiède et pantelante! Dans un nuage de duvet blanc et fauve!
 

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G
Bonjour...En parlant d'école communale,j'aurais bien fait de me relire et de mettre un S en place du T à connaîs.  Merci de ta réponse et à bientôt.                                                       Gérard.
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C
<br /> <br /> Ta rigueur t'honore, mais les fautes d'ortographe involontaires sont légions dans les textes que j'écris. Bonne journée et bisou à Isabelle  JB<br /> <br /> <br /> <br />
G
Bravo,c'est triste mais authentique et bien décrit(j'ai passé mon enfance et mon adolescence dans une ferme,je m'y connaît).  Jesuis lecteur assidu de tes éditoriaux, j'aimerais m'en entretenir avec toi si celà t'interesse.             Trés amicalement  Gérard.
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C
<br /> Merci de ton commentaire, pour ce qui est de la discussion, je suis à ton entière disposition quand tu veux. Tu sais j'ai passé l'année 39-40 d'abord et ensuite à Fréteval dans la propriété de mes<br /> grands parents et au moment de l'exode, dans une propriété en Aveyron avec une grande ferme appartenant à une amie de maman! J'en ai gardé des souvenirs d'ordres divers mais inoubliables<br /> et marqué au fer rouge dans l'esprit et le coeur du gamin de 10 ans que j'étais, qui a même été à l'ecole communale du village!!!! Bisou à Isabelle et toute mon affection à toi  JB<br /> <br /> <br />