Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Une alternance de réflexions personnelles sur le monde,sur la sexualité vécue et de romans écrits par moi sur différents sujets

Publicité

Clémentine est enlevée !

Clémentine était vexée de s'être laissée surprendre par l'homme au lotus. Elle se précipita, à nouveau dans la salle de bains et, le coeur battant, attendit que l'homme soit sorti pour réintégrer sa chambre. Gourmande comme elle l'était, elle savoura le somptueux petit-déjeuner qui s'étalait sur la table roulante en pensant qu'il allait laisser des traces sur son tour de taille. se consolant pourtant en se souvenant que Mickaël n'était pas allergique aux femmes possédant quelques rondeurs ! Elle prit à nouveau une douche avant d'enfiler un tee-shirt, un jean et des tongs, Elle descendit jusqu'à la réception où l'attendait un message d'Emmanuel lui souhaitant une bonne journée.
Puis elle plongea dans la foule qui la suffoqua presque autant, par sa densité, que l'atmosphère étouffante elle-même. Cette double contrainte la mit de mauvaise humeur, mais elle se gronda, intérieurement de  laisser sa nature la dominer ainsi, alors qu'elle avait tant rêvé de ce voyage ! Elle fendait la foule, mais son courant était si fort qu'elle avait du mal à approcher des vitrines, et lorsqu'elle y parvenait, elle était presque immédiatement entraînée dans le courant qui ressemblait à celui d'un fleuve en crue !
C'est pourquoi elle n'eut même pas le temps de réaliser qu'on la ceinturait, qu'une main se plaquait sur son visage pour l'empêcher de crier et qu'elle fut aspirée en direction de la chaissée,juste à l'endroit où attendait une voiture dans laquelle on la poussa sans ménagements. Consciente, mais terrorisée, elle réalisa qu'on était entrain de l'enlever !
Dans la voiture, on lui banda les yeux et la personne qui était assise à côté d'elle et qui, à la tonalité de la voix lui sembla être une femme, tenta de la rassurer en lui disant, en anglais, qu'il ne lui serait fait aucun mal.En même temps qu'on la baillonnait, on lui avait attaché les bras dans le dos avec une fine cordelette qui lui sciait les poignets.
Elle ne savait pas ce qui dominait en elle de la colère ou de la peur, lorsqu'elle sentit une main se poser sur sa cuisse en tentant de s'insinuer vers le haut. Mais son jean collant et ses cuisses serrées découragèrent la main importune de poursuivre dans son entreprise !
Après un léger choc, qui devait vouloir dire une montée sur le trottoir, la voiture s'immobilisa et ellle se retouva dans un silence total !  Les autres occupant avaient déserté le véhicule et elle se crut seule. Elle tenta de sortir en se tortillant sur le côté et au moment où elle se sentait au bord de la portière, une main la repoussa violemment vers l'intérieur !

Lorsqu'elle reprit conscience, Clémentine, débaillonnée et libre de ses mouvements était allongée sur un lit étroit, dans une petite chambre qui ressemblait à une cellule, éclairée, seulement par un petit vasistas, haur placé, qui ne laissait voir que le ciel. La nuit tombait et elle pensa qu'on avait dû la droguer, car elle avait la bouche pâteuse, comme si elle avait bu des rasades d'alcool, alors qu'elle ne buvait jamais que de l'eau !
Une sorte de frôlement furtif lui fit tourner la tête, et elle vit un rat qui courait le long du mur parallèlle au lit. Elle ne pur retenir un cri, ou plutôt un hurlement, car les rats faisaient partie des bêtes qui la terrorrisaient. Elle se recroquevilla sur elle-même et se mit à pleurer, de rage, d'énervement et de peur !
Elle ne comprenait rien à ce qui lui arrivait et se demandait pourquoie elle était là et, surtout, qui pourrait la délivrer, la seule personne au courant de sa présence dans cette ville étant Emmanuel. Et lorsqu'il se rendrait compte de son absence, qui allait-il pouvoir alerter?
Son tee-shirt lui collait à la peau, son jean la boudinait et elle avait perdu ses tongs. A la nuit tombée, une clé tourna dans la serrure et le porte s'ouvrit sur une silhouette féminine avec un plateau supportant une assiette de soupe, un morceau de pain et une carafe qui avait l'air de contenir de l'eau. La femme posa le plateau sur le sol, s'approcha du lit, examina Clémentine avec soin. Puis elle lui passa la main sur le visage en sueur et dit en anglais:-"Ils vont venir!"
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article