Une alternance de réflexions personnelles sur le monde,sur la sexualité vécue et de romans écrits par moi sur différents sujets
Vint un jour où la faitgue fut dominante et l'amaigrissement trop grand. Malgré les muscles, toujours présents, il avait perdu treize kilos Le médecin ordonna, alors une brève halte pour qu'il puisse reprendre haleine. Le Colonel lui accorda une permission de huit jours à Ténès, petite station balnéaire, autrefois renommée, et où l'Armée avait réquisitionné un petit hotel de la chaîne Transatlantique, pour y accueillir quelques privilégiés ayant eu droit à un peu de repos. La plage était petite mais belle, et le sable brûlant. L'eau était tiède et les fonds peuplés de toutes sortes de poissons multicolores, dominés par des bans de sars, naviguant en cohortes ondulantes mais inapprochables, éclaboussées de lumière glissant sur leurs armures d'écailles argentées.Il plongea en apnée et fut saisi par la beauté des fonds teintés d'émeraude et de cobalt et tapissés de petits rochers rouges, couverts d'algues où se nichaient des oursins et des étoiles de mer.
A son arrivée sur la plage, un petit groupe de trois filles et de deux garçons jouaient au ballon en riant.Ne voulant pas rester seul pendant son séjour, il les aborda et fut bien accueilli, malgré son crâne rasé dans ce contexte redevenu "civil"Une des trois filles le séduisit immédiatement. Elle s'appelait Aline.Professeur dan un école primaire d'Orléansville Pas très grande, mais fort harmonieuse avec un visage à la Boticelli, blonde aux longs cheveux tressés en une lourde natte lui tombant jusqu'aux reins, mais totalement démunie de la moindre once de poitrine ! Il y avait aussi sa soeur longue liane un peu androgyne et une amie, étudiante en médecine, belle plante au visage un peu chevalin !
Après le ballon et la baignade, Alors que le soleil commençait à décliner, Aline proposa d'aller prendre l'apéritif dans un bar avec piste de danse en bordure de la plage. Il y but son premier whisky depuis bien longtemps ! Ce fut elle qui l'invita à danser, se collant tendrement contre lui la main serrés sur son épaule.
Tout en dansant, il se rappelait d'un récent combat mené tout près de là. Où l'aviation était intervenue pour larguer des bombes au napalm dans les abris individuels creusés à flanc de montagne par les rebelles. Arme incendiaire terrible qui coulant dans les trous, y carbonisait les combattants au milieu d'épouvantables cris de douleur!
Il en était là de ses pensées lorqu'Aline, choisit ce moment pour lui raconter que, le dimanche précédent, des flancs escarpés de la montagne dominant la pergola, les rebelles avaient ouvert le feu au fusil mitrailleur sur les estivants entrain de danser.Juste là où ils se trouvaien en ce moment tous les deux, tuant une dizaine d'entre eux !
Malgré celà, il avait envie de répondre à ses tendresa avances, provoquant en lui un trouble dont elle devait sentir les effets contre sa cuisse et son ventre ondulant ! Mais il se disait que, dans huit jours, il serait de retour au fond du djebel et que s'attacher à elle et lui faire une cour assidue ne pouvait qu'engendrer nostalgie et regrets.A moins qu'elle n'ait que le souhait d'une brève amourette sans lendemain. Et puis le couvre feu existant, il savait qu'il ne pourrait pas la rejoindre, le soir, pour une intimité plus grande!
Le soleil plongeait en incendiant la mer. Il se sentait vaguement gris et un peu mélancolique en rejoigant son hôtel, les épaules douloureuses des premières rougeurs provoquées par le soleil. Mais il allait pouvoir se goberger de crustacés, de poissons et de vin blanc, avant de se retrouver seul dans un lit frais, mais trop grand pour un dormeur solitaire, habitué au lit Picot: Une simple toile tendue sur un cadre de bois !