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Une alternance de réflexions personnelles sur le monde,sur la sexualité vécue et de romans écrits par moi sur différents sujets

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Sacré Djebel ! 5

Ayant reçu le commandement du poste des Trois Marabouts pendant six mois, il avait eu ,ensuite la responsabilité d'un commando opérationnel héliporté après un entraînement spécifique de progressions sous tirs à balles réelles et d'égorgement avec des moutons pour victimes car au cours des embuscades tendues la nuit on devait éliminer les éclaireurs à l'arme banche pour ne pas alerter le groupe qui suivait. Ce commando étant chargé de voler à la rescousse d'unités accochées dans le Djebel, Puis devenu ensuite "commando de chasse"chargé de se fondre dans la nature plusieurs jours durant et de s'y déplacer en silence et sans liaison radio avec la base. En vivant et dormant sur le terrain, pour tenter de prendre au gîte les petits groupes de fellagahs, faiseurs d'embuscades sur les routes goudronnées et surtout sur les pistes raides et poussièreuses du Djebel. Où de les surprendre au cours de leurs dépalcements nocturnes et  faisant de ces rebelles des chasseurs chassés!

Dans cette conjoncture,, il n'avait pas  le temps de s'occuper de lui, ni de ses états d'âme. ce qui était une très bonne chose car la mélancilie n'est pas une très bonne conseillère dans les circonstances et les lieux où il était contraint de vivre.Ce qui ne l'empêchait pas d'avoir un coeur, une mémoire, des sentiments, des pulsions sexuelles et des ennuis matériels se répercutant sur sa santé! Ainsi le fait de se déplacer sans cesse en montagne et d'entrer dans les mechtas pour contrôler leurs occupants. Et de dormir dans certaines d'entre elles qui étaient inoccupées.Ce qui faisait qu'au petit matin et au retrour à la base, en retirant sa tenue de combat raide de crasse et de sel, et en se mettant nu pour un bain saluaire, il se découvrait le corps couvert de parasites en couches épaisses: Puces, poux ou morpions accrochés à toute toison, foisonnnante ou non. Population parasite trop contente de trouver nourriture à son goût, privée qu'elle en était depyuis longtemps dans ses maisons abandonnées par leurs habitants.

Alors le seul recours était de se saupoudrer de DDT avant de dormir dans les mechyas, et une fois venue l'heure du bain, de s'y laver et de s'y traiter avec des produits spéciaux pour se débarasser de cette vermine. Au bout d'un certain temps, exaspéré, il avait pris un solution radicale qui consitait à se raser la totalité du corps pour ,ne pas laisser la moindre région poilue, servant de refuge humide à cause de la chaleur et de la sueur et de lieu de reproduction à ces charmantes petites bêtes suçeuses de sang et porteuses de maladies diverses. Très vite, ses hommes l'imitèrent!

Un autre handicap était la nourriture au cours des opérations. C'est à dire vingt jours par mois. Il était attribué, à chacun, une "ration K" par jour. Un carton glissé dans l'une des poches du pantalon de treillis et contenant de quoi se nourrir pour une journée/ Biscuits, sardines, corned beef, concrète de fruit, potage en tablettes, sachets de poudre de café, d'autres pour parfumer l'eau du bidon, désinfectant pour la purifier, paquet de cigarette et papier hygiénique.

Si elles avaient été conditionnées récemment, ces rations auraient été une bonne base alimentaitre, encore que monotone. Mais celles qui étaient distibuées venaient de la guerre d'Indochine et leur date de péremption était indiquée comme à consommer quatre ans plus tôt ! Résultat, le paté était rance ou pourri, les sardines baignaient dans une huile verte qui fusait de la boîte à son ouverture, et la tablette de chocolat était réduite à l'état de poudre blanche. Le danger de scorbut était grand et beaucoup d'unités eb furent frappées. Saturé de ces rations jusqu'à la nauséei, pour sa part il ne  se nourrissait plus que de saucisses cocktail achetées en ville les jours de repos, d'oignons sauvages cueillis dans la montagne de la concrète de fruit et du café en poudre ! Et au retour, il se gorgeait voluptueusement d'oranges poussées à la ferme. Ses hommes, là encore avaient fait comme lui, remplaçant les saucisses par d'autres conserves achetées avec leur maigte solde et qui alourdissainet leurs paquetage !

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