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Une alternance de réflexions personnelles sur le monde,sur la sexualité vécue et de romans écrits par moi sur différents sujets

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Valentine et son adolescence.

Avec Solange, en classe, c'était le bonheur, mais un jour elle me raconta qu'une autre de ses copines l'invitait chez elle pour se montrer et "se tripoter le minou ensemble!" Elle m'avait proposé de me joindre à elles pour venir m'amuser ! Mais les histoires de minou, j'en avais assez eu avec mon père et je ne voulais plus entendre parler de ce genre de récréations. Même si elle m'avait expliqué que les caresses entre filles étaient bien plus agréables qu'avec les garçons et, qu'en plus,"çà sentait bon la fille, et que c'était pas comme evec eux !" A force d'insister, Solange m'avait énervée et on ne s'était plus vues en dehors de l'école. mais à l'étude, elle passait le plus clair de son temps avec une main dans sa culotte et à se renifler le bout des doigts en regardant quel effet çà me faisait.
Et puis, l'année où je passais mon Certificat d'Etudes, j'ai surpris une nouvelle fois mon père entrain de besogner la Noiraude. Il m'a vue et il est entré dans une grande colère, hurlant que si je le disais à ma mère, il me battrait jusqu'à m'envoyer à l'hôpital !
A partir de ce jour il ne me parlait plus qu'en aboyant et, dès mon examen passé, il m'a envoyé chez sa cousine, ma tante Suzanne, qui tenait un petit commerce de crèmerie, où j'étais censée lui servir de vendeuse. Bien sûr, sans me payer, seulement en me nourrissant et en me faisant coucher dans un petit recoin sous l'escalier de sa maison de banlieue.  Son fils de quinze ans, Marcel, me trouvait très à son goût et , il avait de grosses lèvres mouillées et des mains pleines de doigts ! La nuit venue, il venait me rejoindre en pyjama  dans mon cagibi. Il voulait tout le temps que je le caresse partout et surtout là où vous pensez et ne se privait pas de m'en faire autant , en aimant particulièrement mettre son nez et ses doigts entre mes cuisses et en exigeant que je lui en fasse autant pour faire plaisir à son gros machin raide et odorant. Cà ne me déplaisait pas trop et surtout, je préférais çà à la vie à la ferme avec mon père qui me haïssait , qui buvait de plus en plus et terrorrisait ma mère !

Au magasin, les doigts dans les fromages et dans la cancoillotte, la spécialité de la maison, je voyais défiler beaucoup de gens, parfois méprisants, parfois sympathiques. Et parmi eux, un grand échalas  maigre, au torse creux, aux cheveux sales, tressés en nattes, qui disait être poête et compositeur. Il s'appelait Ludovic !
Il m'attirait et me repoussait, à la fois, Son visage me plaisait, tout comme ses mots, mais sa crasse me dégoûtait, pour avoir bien connu les remugles  d'une étable dont mon père avait fait son lieu de prédilection !
J'essayais de ne pas montrer mon attirance pour Ludovic, mais je suppose que mon regard devait me trahir, car,
un jour, après que je lui ai servi un camembert que j'avais choisi bien affiné,il me demanda, avec une voix hésitante, s'il pourrait m'inviter à dîner chez lui ? J'hésitais à accepter, et pourtant, j'en mourais d'envie. Il revint à la charge et, finalement, d'un signe de tête, j'acceptais son invitation.

J'avais le coeur battant en montant les escaliers, mais en franchissant le seuil de son chez lui, je fus horriffiée en voyant dans quel galetas il vivait. Humide, triste éclairé par une seule ampoule piquetée de chiures de
mouches et surtout dans un état de saleté que je n'avais jamais connu à la ferme, Même dans les pires jours de  départ pour la foire, où tout était sans desuus dessous.
Une bauge de sanglier n'aurait pas été pire, et je me demandais comment il avait pu avoir l'audace de m'inviter à partager son repas dans un endroit pareil !
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