Tara sursaute en entendant les craintes de Gloria et se rebiffe:-" Mais non,ma chérie, tu ne vas pas me perdre, bien au contraire car je t'aime aussi et je veux te garder auprès de moi. Si tu le désires, j'irai même plus loin: Je suis prête à ce que tu m'inities, à mon tour, à tes connaissances en sorcellerie! Nous serons alors maléfiques ou bénéfiques ensemble quand tu le voudras! Celà me donnera l'occasion de venger bien des gens de ma couleur de peau, qui sont traités, par ici, au mieux comme des indésirables, au pire comme des esclaves
Cette scène poignante les amena à jurer sur le corps à peine refroidi d'Armelle, qu'elles allaient réunir leurs efforts pour suivre ses traces et semer la douleur, la maladie et la mort dans les environs.
Mais elles savaient que pour exercer leurs maléfices, elles ne pouvaient rester chez Corinne. Elles décidèrent donc d'enterrer Armelle, là, dans la pinède, à quelques mètres de la cabane, et de jeter le corps du chien diabolique et assassin dans l'étang, lesté d'une grosse pierre.
Après une hésitation, elles pensèrent que le mieux pour elles, malgré l'éloignement de la ville, était de venir vivre, ensemble dans cette cabane où elles disposaient de tout le nécéssaire pour exercer une satanique industrie. Gloria resterait l'élève de Tara professeur au lycée qui était le leur et où elles s'étaient découvertes et aimées. Mais Tara conserverait sa chambre en ville pour s'y installer ensemble certains soirs de fatigue.
Elles voulaient exercer leurs premiers ravages chez le notaire. Tout en épargnant Valérie qui leur avait offert une généreuse hospitalité. Certes intérêssée, par le fait d'être intimement visitée par deux laronnes, chaque fois qu'elle ouvrait les cuisses, et de pouvoir leur rendre la pareille et boire à leurs vallées.
Gloria décida, pour commencer, d'exercer leur satanique méchanceté sur Corinne, meme si elle mangeait et buvaient, déjà, à tous les râteliers du vice.
Quant à Renaud le fils de Corinne, il était toujours confit en dévotions devant sa petite personne, qu'il mignotait avec soin. il traînait derrière lui une cohorte d'éphèbes tous plus beaux et vicieux les uns que les autres.Il ne perdait rien pour attendre, il aurait, lui aussi sa part de "gracieusetés!"
Ensemble, elles offrirent à Corinne pour la remercier de son hospitalité, une pierre noire, encensée au bois de santal en lui disant qu'il était un talisman, gage de bonheur !
Très rapidement, Corinne qui avait l'habitude de traîner sa féminité intime dans les bas-fonds les plus sordides du port, en ramenant quelques représentantes de ces lieux dans son lit, pour fourrer plus à son aise son long nez de fouine au coeur de vallées nauséabondes dont elle raffolait, se sentit, d'abord, envahie par un profond malaise.
Puis d'intolérables démangeaisons, se déclarèrent, là où ses compagnes de luxure aimaient bien fourrer assidûment leurs visages et leurs doigts. Elle pensa, d'abord, qu'une pratique plus fréquente de ses exercices de cuisses ouvertes les feraient disparaître. Elle convoqua, chez elle,puis dans son alcôve, pour de fastueux festins, le ban et l'arrière ban de ses relations crapuleuses, allant même jusqu'à y faire venir Valérie, sa fille,déjà une habituée des lieux.
Non seulement le terrible prurit ne disparut pas, mais il s'intensifia et se communiqua aux participants des agapes nocturnes. Au terme desquelles toutes les convives étaient ivres et dont les reins brûlaient de désirs intenses, partagés ou non !