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Une alternance de réflexions personnelles sur le monde,sur la sexualité vécue et de romans écrits par moi sur différents sujets

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Armelle côtoie le vice !

Dans ce genre de soirée Armelle passait de groupe en groupe, proposant des rafraîchissements et, au passage sentait des mains d'hommes et de femmes partant en excursion sous sa jupe pour mesurer son degré d'émoi, avec l'espoir, sans doute, d'y recueillir un peu de liqueur et de senteurs océanes.
Mais pour elle, ce spectacle n'avait rien d'excitant. Elle trouvait même, plutôt triste et écoeurant ces tableaux d'agglutinés qui n'avaient même pas l'air de prendre ou de donner du plaisir. Sauf quelques femmes qui se donnaient les unes aux autres avec davantage de ferveur et dont on entendait les clapotis et les chuintements de leurs béances marécageuses et enfiévrées.
Lorsque le plateau fut vide, Armelle se retira et faillit se cogner contre Valérie qui devait avoir l'oeil collé derrière le trou de la serrure. Elle avait retiré sa culotte pour mieux atteindre sa vallée inondée et la humait tout en se caressant. Elle avait sûrement vu arriver Armelle, mais avait conservé cette pose avec l'espoir de la troubler.
Il n'en était rien, et sa tâche terminée, elle s'empressa de récupérer Gloria, qui dormait sur un petit canapé dans l'office et s'enfuit de ce lieu glauque en soupirant de soulagement.
Le lendemain matin, revenue pour servir le petit déjeuner de Corinne, allongée sur son lit, la nuisette remontée jusque sous les seins, elle eut droit à un bref discours sur la nécéssité d'oublier tout ce qu'elle avait vu et entendu la veille. Et comme la veille, elle fut priée de venir, en urgence,prodiguer des caresses à la moniche asséchée de cette femme sur le retour, sous peine, elle l'avait bien compris, d'être remerciée sur le champs si elle refusait !
Elle s'éxécuta sans le moindre plaisir, mais uniquement pour ne pas perdre sa place. Corinne avait la peau ridée, les seins tombant et flasques, l'intimité mitée et sèche et l'haleine fétide au petit matin.
Mais Armelle préférait avoir une obligation de ce genre avec Corinne, qu'avec son Armand de mari, dont elle avait pu remarquer la veille, dans toute leur nudité, le torse imberbe aux mamelles graisseuses, la bedaine insolente, dominant une minuscule petite chose pendouillante et circoncise, et les gros doigts boudinés, couverts de bagues et luisants du plalsir éventuel de ses partenaires beaucoup plus souvent masculins que féminins.
Armelle se rendait compte que ses talents d'ambassadrice du mal, n'aurait pas grande occasion de se manifester au sein de cette bâtisse triste et sombre.Tous les vices ou à peu près y étaient pratiqués, puisque Corinne possédait ,aussi deux bichons maltais qu'elle faisait participer aux élans de ses invitées du petit salon.  Mais,tout celà, visiblement vécu sans enthousiasme et sans joie. Un certain soir, où elle n'était pas admise à servir au petit salon, elle s'aperçut,même, que de jeunes adolescents y étaient reçus et traités en esclaves sexuels pour remplir l'escarcelle de leurs parents, son premier réflexe fut de vouloir s'enfuir !

Mais ce genre de comportements faisait partie de la panoplie de horreurs prévues et même encouragées par Belzébuth. Et puis elle était fort bien payée. Sans doute une façon d'acheter son mutisme et sa soumission aux éxigences de Corinne. Et finalement, lorsque Valérie revint à la charge pour qu'elle vienne la rejoindre dans sa chambre, pour lui procurer des instants de plaisir, elle se laissa convaincre, en pensant que c'était moins pénible de faire plaisir à la fille que de faire plaisir à la mère qui, chaque jour, n'attendait que celà !
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