Armelle avait dû soigner Malika de cette fièvre transmise par Mariton à cause de ses rapports immondes et pour venger la jeune femme,elle s'était arrangée pour inocculer à ce verrat humain, une fièvre à la fois douloureuse et oblitérante qui avait transformé l'instrument de son crime en une énorme aubergine purulente, que lui-même n'osait plus toucher tant le contact était douloureux et la puanteur telle que sa femme et ses enfants ne voulaient plus l'approcher;
Ce que voyant, Mariton aussi vexé que désemparé avait redoublé de violence, frappant sans distinction sa femme et ses enfants, cognant les têtes et brisant les membres avec tant de cruauté que son fils aîné, âgé de douze ans, un soir plus violent que les autres, avait tenté d'assassiner son père à coups de fourche pour protéger sa mère que le porc cherchait à assommer au plein coeur d'une crise d'hystérie !
Lors d'une précédente visite, Armelle pour augmenter la vengeance avait pris soin de dissimuler dans une grange attenante à la ferme et dans la soue à cochons deux petites statuettes de cire lardées d'épines d'accacia et enveloppées dans des chiffons et qui auraient des effets maléfiques à plus ou moins long terme sur le porc déguisé en homme.
Puis elle avait emmené Malika avec elle pour gagner le logis de Ramon avec son accord. Le bagage de Malika était léger. La route fut agréable et même ponctuée de chansons, sous le solei du début de l'été et embaumée des parfums de la menthe sauvage et des herbes du talus.
Armelle était fascinée par la beauté de Malika et troublée par le souvenir de leurs récentes étreintes. Elle avait un corps musclé, à la peau bronzée, couverte dans sa partie médiane du corps, d'un étrange forêt crépue et noire, retenant dans sa vaste touffe triangulaire toutes les délicieuse effluves de sa féminité, grisantes pour Armelle et qui lui donnait l'aspect d'une faunesse habitée d'élans sauvages qui ravissaient sa libératrice !
Malika ne savait pas qu'elle entrait dans un monde pétri de luxure et de perversité, très au-delà de ce que sa nature de sauvageonne abrupte avait pu lui laisser découvrir ou entrevoir dans les bras d'Armelle. Elle fut surprise de voir en entrant dans la chambre de son amie, une petite fille aux cheveux noirs et bouclés qui suçait son pouce dans son berceau, et se sentit transpercée par le regard de braise de Gloria.
-"Tu vois, c'est ma fille, je suis séparée de son père. Il est marin et il a été mon compagnon pendant un certain temps. Maintenant, il vogue de son côté, plutôt avec des garçons et moi du mien avec toi ! Jamais je n'ai été dominée par l'amour, mais avec toi c'est très différent. Tu peux avoir confiance en moi !
La présence de Gloria, suçant toujours son pouce, n'empêcha pas Armelle de dénuder sa compagne et remplie de désir, de la couvrir de baisers intimes et humant avant de l'entraîner dans la salle de bains!
Ramon avait entendu arriver les deux femmes et s'était discrètement retiré dans sa chambre. Mais comme la porte de communication avec celle d'Armelle avait un trou de serrure il put faire connaissance visuelle avec Malika. troublé par sa beauté et , plus encore par la pilosité faunesque de sa féminité qui lui donna une envie furieuse d'y partir en exploration.!