Malgré l'étroitesse de la cabine, au sol humide et aux senteurs de chlore,Myriam fit glisser le léger tissu jusqu'aux pieds de Nadia et, à genoux elle enfouit son visage dans la vallée aux berges presque noires et dentelées, juste sous une forêt tropicale luisante de désir et inondée d'un nectar sauvagement africain, aux senteurs océanes!
Nadia, tétanisée et éblouie par la virtuosité de Myriam, se mordit le poing pour ne pas hurler sous l'empire d'une jouissance qui l'emportait au-delà de tout !
Elle était séduite, conquise même, par ce séisme vécu dans l'éxiguité d'une cabine de bains. Myriam lui fit comprendre qu'il ne tenait qu'à elle de le revivre, quand elle le voudrait, Nadia demanda où et quand ce tremblement de terre, jusqu'alors inconnu, pourrait se reproduire et Myriam l'invita à venir vivre ses élans au creux de ses draps. En début de soirée, elles se retrouvèrent nues, face à face, alors que Gwenaëlle, avertie, s'était retranchée dans sa chambre, en attendant de partager, peut-être,des moments intenses avec Myriam et sa conquête!
Il n'en fut rien, ce soir là, car Nadia réagit avec tant d'intensité aux caresses de Myriam que, tétanisée, le souffle coupé, elle faillit avoir une syncope. Obligée, donc, d'interrompre leurs ébats pour que la jeune Marocaine puisse retomber sur terre et reprendre ses esprits, encore haletante et hagarde! Jamais Myriam n'avait connu une telle violence dans les réactions au plaisir de l'une de ses partenaires!
Quelques jours plus tard, lorsque Nadia vint rejoindre sa nouvelle amie, ce furent Gwenaëlle et Myriam, nues et
enlacées, qui vinrent lui ouvrir la porte. Etonnée, elle eut un mouvement de recul, comme si on l'avait surprise entrain de regarder un spectacle interdit. En riant, Myriam lui expliqua qu'elle était invitée à venir participer sur le grand lit de la chambre de Gwenaëlle, aux caresses réciproques de leur couple, en intervenant où et quand elle le désirerait au milieu de leurs élans!
Sans expérience des amours entre filles, Nadia fut bouleversée par le spectacle qui se déroulait sous ses yeux. Elle s'était mise nue, elle aussi,et ses doigts, aux ongles ras, batifolaient dans sa toison rêche et frisée en regardant les deux amantes, vallées incrustées l'une dans l'autre et clapotantes, ondulantes, agrippées en un enfourchement si fort qu'elles en gémissaient !
Tétanisée par le spectacle et par la montée de son propre plaisir, les yeux exorbités, Nadia ne savait comment faire pour intervenir dans cette géante étreinte amoureuse. Alors elle suivit l'évolution de leur désir en harmonisant ses propres caresses avec leur montée au sommet !
Elle s'écroula en même temps qu'elles, secouée par les mêmes spasmes d'un plaisir abouti Après un temps de repos, les souffles reprenaient leur rythme normal et Myriam, allongée sur le dos, ouverte et luisante, tendit le bras vers Nadia pour la faire venir sur le lit, installée entre les deux amantes.
Après quelques butinages tendres, venant de l'une et de l'autre, elle fut emportée par un vératable maëlstrom lorsque deux bouches et quatre mains habiles prirent possession de toutes les parties de son corps en même temps.Sa tête allait de droite à gauche, les yeux révulsés, le corps tendu en arc de cercle, elle chevaucha le collines d'un plaisir déchainé, montant et redescendant par vagues successives d'une intensité jamais vécue jusqu'alors. Elle ondulait, se tendait, gémissait, criait en se mordant le poing jusqu'à en perdre le souffle et la conscience. Retombant, enfin ruisselante et épuisée, comme une poupée disloquée et pantelante! Un moment plus tard, Nadia sursauta lorsque Myriam débusqua son énorme bourgeon encore turgescent, qu'elle emprisonna entre ses lèvres, en s'inondant le visage des coulées nacrées venues de son plaisir. Une ultime fois, elle jouit entre les lèvres si habilement amoureuses!