Gwenaëlle était séduisante, grande, sportive, un visage de pâtre grec aux regards de braise, un corps un peu androgyne,et donc sans formes trop abondantes, mais musclées. Toute qualités qui avaient tellement séduit Marjorie, qui était aux antipodes de ce canon de beauté.Et qu'elle avait retrouvées auprès de Margot et de Maureen, qui étaient presque des clônes l'une de l'autre, et des presque sosies de Gwenaëlle !
Qui n'était pas très portée sur les chevaliers servants, vite devenus balourds et encombrants. Elle préférait les sorties en bande, sans discriminations ni attachements excessifs. Evitant, ainsi, de faire des jaloux et de s'empêtrer dans de fausses idylles sujettes à caution.
De temps en temps, il lui arrivait de découvrir la silhouette d'une fille ressemblant à Marjorie. Alors son coeur s'emballait. Il lui arrivait même de fantasmer, mais elle n'osait pas se manifester auprès d'elles, craignant d'être cataloguée comme méprisant les garçons et, plus ambigu encore, de préfèrer les amours entre filles!
Elle eut pourtant des flirts, avec quelques-uns choisis parmi les plus brillants et les plus séduisants, mais que leurs qualités, justement, rendaient plutôt timides et peu entreprenants. Ce qui lui évita d'avoir à se défendre contre des gestes, des actes ou même des mots qiu'elle n'aurait pas supportés!
Ce fut seulement après son intégration à l'Ecole Centrale, dans les tous premiers rangs qu'elle rencontra, sur les bancs d'un amphi, Emmanuel, presque aussi brillant qu'elle et, de surcroît, séduisant comme une jeune premier de cinéma !
Il avait manoeuvré avec intelligence et efficacité, en jouant, d'abord, le bel indifférent, mais en surveillant que d'autres prétendants ne s'approchent pas trop près de Gwenaëlle que dans sa tête il considérait comme étant sienne! Alors qu'elle sentait monter en elle une attirance et un intérêt grandissant pour ce garçon séduisant qui ne semblait pas du tout s'intérêsser à elle!
Au bout d'un certain temps de ce petit jeu du chat et de la souris, il l'avait invitée à passer un week-end dans la somptueusqe propriété de ses parents, dotée de tous les luxes possibles.
Séduite par l'homme, éblouie par son contexte de vie, c'est ainsi qu'elle était revenue de ce court séjour chez des milliardaires Lyonnais. Emmanuel s'était bien gardé de profiter de la situation pour tenter une démarche sexuelle auprès d'elle pendant le week-end.
C'était au cours d'un dîner en tête à tête dans sa chambre universitaire, où elle l'avait invité pour lui"rendre la politesse" qu'Emmanuel, à la fin du dîner, fort bien arrosé, l'avait prise dans ses bras, l'avait embrassée et, ne rencontrant pas de résistance, l'avait dénudée avec des gestes tendres, tout en lui offrant sa propre nudité en plein émoi !
Découverte totale pour une fille élevée avec d'autres filles, dans un contexte de religieuses, parfois attentives aux charmes de leurs élèves, mais dans le plus grand secret. Ce qui ,d'ailleurs, augmentait d'autant le plaisir ! Le parfum des femmes vivant en clôture étant peut-être plus troublant que celui des femmes vivant en liberté! Et leurs élans plus intenses parce qu'environnés par l'image des flammes de l'Enfer!
Gwenaëlle s'était totalement offerte. Doucement, tendrement il l'avait investie, très surpris, alors, de s'apercevoir qu'il était le premier à franchir les collines, la vallée et le cratère, un peu humide d'un début de désir d'une aussi jolie fille!