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Une alternance de réflexions personnelles sur le monde,sur la sexualité vécue et de romans écrits par moi sur différents sujets

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Marjorie et Maureen: L'étreinte !

Enlacées,leurs seins se caressaient en ondulant, tout comme leurs forêts encore crissantes. L'une comme l'autre se sentaient partir vers un délire partagé, Mais Maureen ne voulait pas que tout aille trop vite!
Elle s'écarta en déclanchant un déluge d'eau, leur fouettant corps et visage. Au travers du torrent d'eau, Marjorie regardait la nudité de Maureen. Ses longs doigts aux ongles ras caressant ses seins menus, ses grands pieds sensuels, son ventre plat et embroussailé très haut, jardin des délices, préludes du plaisir. De tout son être émanait sensualité et désir, tout comme du grain de sa peau!
La douche prise, le grand lit les accueillit, sur les draps au parfum de lavande mêlé à celui de Margot, l'absente! Maureen butinait, Marjorie, s'ouvrait, ses nymphes se décollant dans un chuintement comme les ailes d'un  papillon,offrant sa vallée,son bourgeon, son nectar aux lèvres gourmandes qui s'insinuaient jusque dans les remplis secrets. Elle en gémissait de plaisir !
Et soudain, Maureen se bascula à la renverse, pour accoler, en un baiser vulvaire,leurs deux fourches inondées, ondulantes, ventousées, éperdues de désir encore et de plus en plus.Jamais Marjorie n'avait vécu de pareille chevauchée. Elle se sentait presque perdre la raison en s'agrippant, plus encore à Maureen, pour se souder davantage à elle, jusqu'à incruster sa vallée dans la sienne et s'y perdre!
L'une comme l'autre était arrivées au sommet d'un désir prêt à exploser en devenant plaisir et les ondes de l'ogasme envahissaient leurs reins lorsqu''un bruit de clé les figea sur place, Pétrifiées, le coeur en chamade, alors que la silhouette de Margot s'encadrait dans l'embrasure de la porte. Maureen serra très fort le poignet de Marjorie pour qu'elle reste immobile.

Visage figé par l'étonnement, puis attendrie et troublée par la scène offerte sous ses yeux, Margot se réjouissait d'un tel spectacle et d'une conjoncture tellement imprévue. Pas un instant la colère ne l'effleura, ni même la jalousie, mais au contraire elle sentit la montée de son propre désir, prête à se dénuder et à se glisser entre ses deux amantes, pour humer de plus près l'odeur fauve et océane qui règnait dans la chambre.
Ces puissants effluves marins, dont les femmes ont le secret et qui laissent, longuement, leurs traces, sur les corps et les doigts des amantes enfièvrées, leur offrant, ainsi, de merveilleux souvenirs de leurs étreintes amoureuses.
Elle avait d'abord pensé à le faire, puis elle n'hésita plus à agir. L"instant d'après, Margot était nue et lovée entre Maureen et Marjorie qui sentaient ses doigts courir sur leurs corps toujours avides et demandeurs d'un plaisir interrompu avant d'avoir pu exploser.
La nuit fut chaude; intense, les élans nombreux et partagés. Marjorie semblait avoir quitté terre et flottait sur un petit nuage irréel, fait de sensations douces, mais aussi de furia sensuelle dont elle ,inondait les draps!
Avant- hier, encore, elle n'imaginait pas qu'une pareille situation puisse exister et cette nuit, ondulant des bras de Maureen çà ceux de Margot, elle s'offrait à elles dans une totale impudeur et rendait avec une fièvre dévorante les caresses reçues!
Qui serait-elle devenue, lorsque l'aube blanchirait? Comment et où voudrait-elle vivre désormais, elle ne se posait même pas la question. Entraînée comme par un torrent de sensualité et de soif de plaisir, sans doute en partie provoquée par le vin rosé drogué, mais aussi par l'habileté des doigts et des lèvres de ses deux amantes. Mais aussi, sans doute, par une vague qui la soulevait, venue de son adolescence et des sentiments qu'elle avait eprouvés, à quinze ans pour Gwenaëlle!
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