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Une alternance de réflexions personnelles sur le monde,sur la sexualité vécue et de romans écrits par moi sur différents sujets

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Marjorie et Margot se découvrent !

Lorsque Margot sut que Marjorie était professeur de philosophie,elle leva un sourcil étonné autant qu'admiratif. Il était rare de rencontrer des universitaires dans des régions aussi sauvages que là où elles étaient! Elle sut que son mari était aussi professeur, mais rien de plus.
Tout en parlant, Marjorie regardait, avec trouble, les mains de Margot, grandes musclées, aux ongles ras. Tellement semblables à celles de Gwenaëlle!
Les voisins de table avaient baissé le ton de leur conversation et semblaient prêts à s'endormir.Sous ce climat, le froid et le vent de la vitesse du jet-ski rendaient les paupières lourdes, le soir venu, et Marjorie n'échappait pas à cette torpeur croissante. Elles décidèrent de se coucher et Margot prit l'initiative d'étendre son matelas à côté de celui de sa presque nouvelle amie.
Lorsque tout le monde fut couché, l'hôtesse éteignit les lumières et la pièce ne fut plus éclairée que par celle des braises encore rougeoyantes. En travers de la porte d'entrée un énorme Labrador était allongé. La tête entre les pattes il montait la garde aux côtés de l'hotesse étendue près de lui et dont la main avait disparu dans la chaleur de son ventre.
Déshabillées dans la pénombre, gardant seulement leurs sous-vêtements, Marjorie et Margot s'étaient glissées dans leurs duvets qui se touchaient presque.Le silence n'était rompu que par l'éclatement des braises dans le foyer, les dernières gerbes d'étincelles jaillissant sur le sol.
Marjorie était presque assoupie, lorsqu'elle sentit une main effleurer sn visage. Elle tressaillit à ce contact, mais ne chercha pas à le rompre. Pour elle, bouleversée, c'était la main de Gwenaëlle. Le contact était celui d'un douce caresse, d'autant plus troublante qu'elle était un peu moite et porteuse d'un parfum aux fragrances océanes encore plus troublant: Celui,de toute évidence, d'une intimité de femme en émoi !
Sortie, complètement, de sa somnolence, Marjorie,pourtant, ne bougeait pas, émue d'un telle caresse, qui s'interrompit un instant pour reprendre, chargée d'une nouvelle moiteur de femme.Au moment où les doigts se posaient, sous ses narines et sur ses lèvres, elle les entrouvrit pour en découvrir la saveur un peu acide.
Ce fut le début d'un échange de caresses, de plus en plus nombreuses, intenses et audacieusement partagées. Les deux femmes se découvraient de fond en comble sans faire aucun bruit mais un peu gênée par leurs duvets dont elles ne voulaient pas se dégager complètement à cause du voisinage.
Bouleversée, Marjorie vivait, pour la première fois, des gestes doux et forts en même temps, qu'elle avait tellement rêvé de partager avec Gwenaëlle!
L'habileté de Margot la mena très vite à franchir les degrés du désir, allant vers le plaisir et elle dut se mordre le poing, au moment crucial, pour ne pas ameuter tous les résidents.
D'instinct, elle s'était rapprochée de Margot pour pouvoir unir leurs lèvres et même les dévorer. tout en lui offrant un peu maladroitement des gestes et des résultats identiques aux caresses qu'elle avait reçues l'instant d'avant!
Elles se butinaient le visage, le dévoraient ensuite en mêlant leurs souffles leurs salives et, le ballet de leurs doigts aidant, elles escaladèrent à nouveau, plusieurs fois les collines du plaisir avant de s'endormir épuisées!
Seule l'hôtesse avait réalisé ce qui se pasait et s'était défoulée de ses propres élans tout en caressant le Labrador, complice, couché à ses côtés!
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