Et déjà, Rodrigo se sentait inquiet et même angoissé à l'idée d'une séparation. Au terme de cette nuit blanche, parsemée d'étoiles de bonheur et de plaisir dont les effluves les embaumaient et les traces brillantes parsemaient leurs corps et gaînaient leurs sexes. Nicolas, lui aussi, se sentait gfoudroyé et commençait à se demander, avec anxiété, comment faire pour pouvoir garder Rodrigo près de lui.
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Avant la nuit, l'Espagnol avait trouvé une bâche qu'il avait posée sur le foin, pour avoir un peu plus de confort. Après leurs premiers élans partagés, ne craigant plus d'être surpris ou dérangés à cette heure, Nicolas avait suggéré qu'ils se mettent nus. Malgré la chaleur ils s'étaient encore rapprochés, puis enlacés à nouveau en se couvrant de caresses, come s'ils avaient peur de se perdre!
Les bruits familiers de la ganaderia les tirèrent d'un sommeil un peu pâreux. Se revêtant à demi, sous l'oeil ironique de certains ouvriers de la ferme, pour aller se rafraîchir dans l'un des abreuvoirs destinés au bétail !
Le regard de Rodrigo étincelait de reconnaissance et de désir déjà revenu. Nicolas, lui, se rendait compte à quel point cet adolescent avait, sans le vouloir, mis le feu au coeur de ses désirs et de sa tendresse. S'il avait plus d'exppérience des élans capables de se développer chez un être humain, il ne s'était pas douté que l'évolution pouvait en être si rapide et si intense!
Pour une fois, la situation provoquait chez Raphaël et chez Azraël des réactions assez proches: L'un s'attendrissait à cause de l'amour, l'autre jubilait face aux élans des corps en émoi et des sexes tendus vers le ciel !
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Nicolas avait encore quelques jours à passer dans ce paysage de pâturages roussis, de cailloux et de soleil, où la terre rouge sent déjà l'Afrique. Il savait pouvoir garder Rodrigo pendant ce temps sous le manteau vertueux de l'amitié. En dépit des regards détournés ou torves du personnel et des doutes de Don Felipe. Qui fermait les yeux, mais avec réticence, sur des relations qu'il devinait plus qu'amicales et peu appréciées de lui, parce qu'il était Espagnol, et que Nicolas était le fils d'un personnage important qui, de plus, était son ami depuis longtemps.
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Nicolas se demandait avec angoisse, ce qu'il allait advenir de leur attachement réciproque, de leurs élans et de leurs désirs partagés. Il lui était impossible de ramener Rodrigo chez ses parents et de le faire vivre sous le toît paternel, tout près de lui. Même si au moment de sa fuite pour venir en Espagne, la situation s'était arrangée pour lui, le fugitif, entre son père et son ami Don Felipe, le propriétaire de la ganaderia.
A moins que......
Assis sur la bâche, partageant un copieux petit déjeuner de pain, de jambon et de café, Nicolas la bouche encore à moitié pleine exprima son idée:
-" Tus ais que je vais devoir quitter cette région dans quelques jours. Je déteste cette idée de te perdre, mais j'ai peut-être trouvé une solution pour que nous puissions rester ensemble!"
Le regard de Rodrigo brillait de curiosité et d'espoir.