Les rencontres manquées, le sont souvent, à cause de petits destails que les prétendants au succès auraient pu facilement pallier!
En fin de compte, les trois amies venaient de décrire un peu de leurs réticences pour la fréquentation rapprochée des hommes,,tout en exprimant leur joie de se retrouver toutes les trois dans la plus stricte intimité.Une fois de plus, le champagne fut de la fête, qui savait si bien leur monter à la tête pour exalter les élans de leurs corps et les pousser dans les bras les unes des autres. Même si le champagne n'était, parfois, que du mousseux, les jours où les fonds étaient plutôt bas. Mais se retrouver entre filles aimantes ou amoureuses, les mettaient dans un état d'euphorie, qui, souvent, ne prenait fin qu'aux premières lueurs de l'aube, alorsq u'elles s'effondraient, haletantes, épuisées, enlacées, poisseuses et ivres de tendresse et de désirs apaisés! Alors que, quelques heures plus tard, le café vite avalé, et les jambes encore un peu molles, elles devaient rejoindre leurs activités d'étudiante, de technicienne de surface et de postulante à un poste de vendeuse-mannequin dans une boutique de fringues!
Une blanche, une beur et une noire, qui tous comptes faits, n'avaient pas de plus grand bonheur que de partager leurs vies, leurs désirs, leurs élans et la délicieuse saveur de leurs liqueurs empoissant les draps du grand lit de Blandine!
Avant de se connaître, elles avaient chacune leurs origines, leur éducation, leurs règles et leurs manière de vivre. mais toutes les trois endemble, elles avaient non pas tout aboli,mais raboté cerains angles, pour se faire une raison commune, basée à la fois sur la tendresse ou l'amour, Mais aussi sur le désir commun de se faire jouir, ensemble ou chacune à son tour, en se noyant réciproquement dans le regard des deux autres, éperdu de tendresse!
Lorsque Juliette se présenta, deux jours plus tard, au magasin de fringues tenu par Marine et celle qui, de toute évidence était son amie de coeur, et sans doute de corps, elle fut accueillie avec des sourires et on lui annonça qu'elle serait la bienvenue au magasin dans les conditions qui lui avaient été indiquéess, avec un salaire plus que convenable, sans doute parce quesa négritude séduiqait beaucoup les deux gérantes!