Nadia avait la gorge serrée lorsqu'elle composa le numéro de l'Enarcon qui répondit, lui-même à l'écrivain qu'elle prétendait être et qui désirait rédiger un livre sur l'ENA et sur les anciens élèves devenus célèbres. Pourrait-elle avoir un entretien avec lui? Méfiant, l'Enarcon hésita et finalement, d'une voix sèche refusa la proposaition et raccrocha brutalement!
Reprenant leurs observations, elles découvrirent que l'homme avait pour habitude, après son déjeuner, de faire une promenade digestive dans son parc, qui l'amenait à passer au bord de l'étang pour y observer les oiseaux sauvages, posés là le matin même, pour se reposer avant de reprendre leur vol.
Nadia et Sarah avait donc établi un plan de campagne qui consistait à capturer l'Enarcon au moment où il longeait l'étang, à l'abri des taillis et des roseaux. Tapies dans las taillis, lorsque l'homme, sans méfiance, fut à sa hauteur, Nadia se faufilant derrière lui, sans qu'il ait le temps de réaliser, lui emprisonna le cou dans la pliure de son bras, tout en lui collant son genou dans les reins pour le faire basculer au sol, où il perçut un choc à la tempe avant de perdre conscience pour quelques instants, car le coup avait été léger. A deux, elles tirèrent le corps dans les taillis jusqu'à un gros marronnier. Elles le mirent nu, avant de le redreser en l'adossant à l'arbre pour lui lier les bras en arrière contre le tronc avec de la cordelette et en faire autant avec ses jambes.
Il était donc écartelé, le dos s'écorchant contre l'écorce du tronc. Silhouette ridicule, nue, avec son gros ventre mou et saillant et son tout petit bout de chair circoncis, pendouillant entre ses jambes, au dessus de bourses flasques et velues!
L'Enarcon ayant repris conscience, réalisa la situation et voulut crire, mais Sarah l'en empêcha avec un large morceau de sparadrap. Puis elles tirèrent du sac, emporté avec elles, des pots de confitures dont elles badigeonnèrent entièrement le corps blanc et glabre à la peau ridée! Nadia expliqua:
-" Ceci en remerciements pour les cent cinquante milliards que tu as dilapidé par incompétence et stupidité, au détriment des Français et de l'économie de leur Pays!"