C'était peu crédible, mais l'argent aidant, le vendeur ne chercha pas à poser de questions indiscrètes et livra le fauve au jour dit et à l'endroit inqiqué dans l'enclos attenant à la petite arène! Si tout se passait comme prévu, l'animal livré le matin ,à la fraîche, devait précéder, seulement, de quelques heures l'arrivée du 4x4 et des ses occupants. Pendant le trajet, qui les conduisait dans la région nîmoise, Jules ayant repris ses esprits, s'étranglait de fureur tout en essayant de se libérer de ses liens. Mais Nadia, au travers de ses missions diverses de par le monde, était passée maîtresse dans l'art de ligoter un homme, sans qu'il puisse se défaire de ses liens. A deux reprises, elle décolla un coin de son baillon pour qu'il puisse boire,mais sans pouvoir déverser le tomberaeu d'injures qu'il aurait tant voulu éructer!
Cette façon de s'être laissé berner par deux"pétasses" le faisait écumer de rage et frémir de honte! Mais elles avaient l'air aguerries et sûres d'elles. Là où il était, l'argent ne pouvait plus lui servir à rien. En cahotant, le 4x4 s'engagea sur le chemein d'accès à la proprièté. Antinéa qui les attendait, assise sur le muret de l'enclos en regardant le fauve dont tout l'arrière train était souillé de bouse et qui grattait le sol d'un sabot rageur, alla au devant de ses guerrières. Visiblement, d'un côté comme de l'autre les choses s'étaient déroulées comme prévu.
Nadia ouvrit le hayon et le Reine se trouva face à face avec Jules. Il était pâle, mais son regard lançait des éclairs, alors que celui d'Antinéa était tranchant comme une lame de rasoir! Mais ligoté comme il l'était, il ne pouvait rien faire que de subir. Peut-être pour la mpremière fois de sa vie! En entendant mugir le taureau, il entrevit ce qui l'attendait et il se sentit couvert d'une sueur glacée.La reine tint à lui préciser pourquoi il était là:
-"Dans tout ce que tu as accompli depuis des années, jamais tu ne t"es soucié des conséquences de tes actes sur tous ceux que tu as berné, spolié, ruiné, ou déshonoré. les êtres comme toi salissent tout ce qu'ils touchent et polluent la vie. Il faut en détruire le plus possible pour tenter de dissuader les autres de prendre la relève. Aors tu vas être détruit! Physiquement, tu ressembles à un taureau, mais tu n'en a ni la noblesse, ni le courage, lui qui se bat jusqu'à son dernier souffle, alors qu'on lui a retiré une grande partie de ses forces avec le travail des picadors et les morsures des banderilles.