Par la suite, elle m'expliqua que les agissements de Kader étaient connus de tous, mais que personne n'osait intervenir, et ce d'autant moins qu'il n'était pas le seul, hommes ou femmes de la région à se livrer à ce genre d'actions criminelles! Djemilla bouleversée, tentait de calmer Sarah, en larmes et au bord de la crise de nerfs.Elle la couvrit de caresses et de baisers. Et finalement délivrée se son secret, elle s'endormit dans les bras de sa compagne!
Au petit matin, Antinéa était debout au pied du lit, le visage fermé. Sarah et Djemilla redoutaient sa colère, mais la reine parla avec douceur:-"Je sais ce qui s'est passé cette nuit! Toi Sarah, tu as enfreint la règle du silence sur ta venue ici, mais je sais aussi que ton secret était trop lourd à porter seule et qu'il fallait t'en délivrer; je te pardonne!"
Si belles et si entraînées physiquement et moralement soient-elles, il n'en demeurait pas moins que les compagnes d'Antinéa étaient profondément marquées par les missions effectuées, et celà plus encore dans leurs esprits que dana leurs corps! La reine le savait et leur accorda quelques jours sabbatiques pour retrouver leur équilibre physique et moral.
Pour les distraire, leurs compagnes les emmenèrent dans une oasis pas trop lointaine qui était l'image même que l'on pouvait se faire du paradis: Palmiers immenses,porteurs de dattes de lumière, lauriers roses fleuris en buissons ardents, jasmin odorant. Colombes virevoltantes parmi les gazelles et les chèvres, aux côtés de dromadaires agenouillés, confits dans leursmâchouillages et laissant filtrer ces regards totalement indifférents ou méprisants qu'ils savent jeter entre deux baîllements. A moins qu'ils ne blatèrent en montrant leurs dents vertes en exhalant une haleine fétide. Rien n'est jamais parfait, même au paradis! Mais debout et marchant l'amble, longuement balancés au milieu des dunes, que ces seugneurs sont beaux!
Les jeunes femmes se baignèrent dans le petit lac formé par le trop plein du puits. L'eau y était fraîche comme une caresse un jour de sirocco. Bien sûr les délices du corps ne furent pas oubliés. Djemilla et Sarah s'abandonnèrent aux doigts et aux lèvres habiles de leurs compagnes habiles à les faire monter, de nombreuses fois,vers ce paradis ou coule la fontaine nacrée et parfumée de leur plaisir libéré, au milieu des effluves océanes