-" C'est le signe même de ma puissance et de mon emprise sur tous ces asticots et ces cloportes grouillant de vermine!"
Nadia, assise sur le lit, diisimulait sous sa cuisse, un poinçon au manche court et à la lame aussi fine qu'acérée. Surmontant sa répugnance à toucher le sexe de Giovanni qui n'attendait que çà, elle y posa les doigts de la main gauche, comme pour une caresse, ce qui fit râler le porc de plaisir et, d'un seul coup elle transperça la hampe de part en part. D'abord anésthésié par le choc l'Italien sentit monter la douleur irradiant jusqu'au cerveau. mais déjà, un large sparadrap lui avait scellé les lèvres. Nadia retira le poinçon et le replanta sous un autre angle en disant:
-"Ainsi, tu sauras, avant de mourir, ce qu c'est que de subir la torture:" Et, une troisième fois, elle prit l'arme en posant la pointe contre le méat entrouvert, elle l'enfonça jusqu'à la garde! Giovanni ne pouvait pas hurler, mais ses yeux se révulsaient de terreur et de douleur. Il avait compris qu'il allait mourir, mais pour l'instant il souffrait comme un damné qu'il était déjà! Le mafieux n'était plus qu'une boule de douleur et se tordait sur le lit, maintenant tâché de sang, mais sans pouvoir crier!
Nadia n'était, elle,n'était qu'une boule de haine, mais nullement sadique, décida, comme prévu, d'en finir! Avec effort, elle retrourna l'italien sur le ventre, après avoir, une dernière fois, plongé son regard dans le sien qui n'était que terreur. Puis reprenant le poinçon, elle l'appuya, en biais,contre la nuque, au dessus des premières vertèbres et d'un seul coup l'enfonça dans le cervelet!
Foudroyé, exactement comme un taureau qui reçoit le"descabello" lorsque l'épée ne l'a pas tué, les qutre membres tétanisés, Giovanni plongea instantanément dans la mort. C'en était fini de lui, mais Nadia savait qu'hélàs, ils étaient des centaines à vouloir prendre sa place!
Quant à elle, ayant pris soin de règler sa note la veille, elle rassembla ses affaires, s'efforçant de ne laisser ni traces, ni empreintes, elle sortit après un dernier regard sur le cadavre raidi, ferma la porte à clé, la déposa avec un sourire sur e comptoir vide de l'accueil et sortit calmement dans la nuit napolitaine qui sentait le poisson avarié, l'urine et le poivron!