Pendant son travail de couturière, elle avait repèré un petit écureuil roux, la queue en panache et le poil mité, venu des massifs voisins de la propriété qui s'était aventuré jusue là pour inspecter le contenu d'une cuvette ébrèchée, pleine de déchets de grains, avec l'espoir d'y trouver pitance et réserves pour les jours de disette!
Au soleil déclinant, elle cessa de coudre par crainte d'être surprise par Maurice qui n'aurait pas manqué de l'interroger sur le pourquoi de ces vélléités d'élégance.
Les jours défilaient trop lentement, à son gré, mais il lui arrivait souvent de s'interroger pour savoir si elle n'avait pas été trop prude au côté de Robert. S'il n'avait pas été déçu et découragé par autant de réserve. Alors elle sentait des gouttes de sueur glisser le long de son dos en se promettant d'être plus audacieuse à l'avenir. D'autant plus que son travail de couture à la machine la mettait en situation troublante, car pour actionner le pédalier, ses pieds agissaient l'un après l'autre, alors que ses cuisses se frottaient, agissant sur son intimité déjà échauffée, provoquant en elle des émois qui empoissaient sa culotte de coton qu'elle devait changer discrètement le soir venu, non sans l'avoir humée avec trouble!
Jamais la jeune fille, et la femme qu'elle était maintenant, n'avait été envahie par de telles réactions qui la poussait lorsqu'elle se retouvait seule au côté de Maurice endormi, à faire voyager ses doigts au coeur de son intimité vite transformée en marécage, en lui procurant des élans et des jaillissements dont elle avait peine à contenir le déferlement avec la crainte de réveiller son mari. Ce qu'il aurait mal compris, surtout les soirs où il lui avait offert la présence en elle d'un visiteur épais et tendu allant et venant dans sa béance offerte jusqu'à ce que jaillissent les puissantes coulées de sa virilité qu'elle trouvaient à la fois douces, troublantes et insupportables à l'idée que ce pourraient être celles d'un autre, rellement attendu et désiré!
Entre les débuts de son adolescence où elle avait éprouvé les premiers chatouillis de la puberté et le moment du mariage, elle n'avait pas regardé les garçons autremernt que comme des compagnons de jeux. D'autant plus qu'à l'école, les filles et les garçons étaient dans des bâtiments mitoyens mais séparés et que les garçons plutôt que d'oser aborder les filles préfèraient s'amuser entre eux à leur passe-temps fréquents qu'était le "touche-pipi!"
Ils ne s'apercevaient donc, que le dimanche, sur la place de l'église entourés de leurs parents et, plus tard au bal du samedi soir du village.
Les plus délurés parvenaient pourtant à se donner des rendez-vous. Ils se retrouvaient dans l'herbe haute des prairies du bord du Loir ou dans les taillis des collines boisées. Mais ce n'était, le plus souvent que pour échanger des baisers chastes et des caresses furtives et maladroites qui leur laissaient, pourtant, sur les lèvres et au bout des doigts des nostalgies et des senteurs longtemps entretenues. Rares étaient les garçons qui tentaient d'aller plus loin et plus rares encore les filles qui l'acceptaient,à moins que l'un et l'autre n'aient abusé du cidre pétillant qu'on servait au comptoir du bal!
Mais alors, ces étreintes plus précises et toujours maladroites autant que rares se terminaient presque toujours devant le maire et le curé! Les filles "engrossées" et délaissées n'avaient plus qu'à s'exiler en ville avec l'espoir d'y trouver un travail de "bonnes" chez ds particuliers contents de les faire travailler comme des bêtes de somme pour un salaire dérisoire!
Le lendemain, Aurélia s'aperçut qu'il lui manquait des élémnets de mercerie pour termiber sa robe.Elle retourna donc dans le magasin d'Armande et, à son retour, elle avait trouvé Maurice attablé derrière un verre de vin avec Mariette, la postière. Venue lui apporter un pli administratif. Aurélia la savait "aguicheuse d'hommes" et particulièrement de son mari qui la trouvait très à son goût. ce qu'elle avait compris le soir où en déversant en elle les coulées de sa virilité il avait prononcé son prénom dans un soupir éjaculateur!! Elle s'était mordu les lèvres pour ne pas s'indigner en pensant à Robert qu'elle aurait tant voulu sentir à la place de son mari!