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Une alternance de réflexions personnelles sur le monde,sur la sexualité vécue et de romans écrits par moi sur différents sujets

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Sacré Djebel ! 4

Six mois d'affilée dans un poste fiché sur un piton en plein djebel sans jamais en sortir que pour faire les patrouilles en pleine montagne qui se succédaient jour et nuit n'était pas une situation sentimentalement et sexuellement enviable pour les soixante hommes qui tenaient ce poste des Trois Marabouts, Avec pour seule distraction la toilette faite dans un abreuvoir en pierre situé en bordure de route au pied du piton  à côté d'un gourbi appelé pompeusement "épicerie arabe" mais qui ne vendait que des cacahuettes, quelques oranges et de la semoule pour le couscous!

En tant que chef de poste il était préoccupé par cette situation de carence sexuelle très pénible à vivre pour des garçons de vingt ans pleins de vie.Et il évitait,,passé une certaine heure de se rendre dans les grandes barraques en parpaings de terre où vivaient ses hommes pour ne pas risquer de troubler certains ébats éventuels solitaires ou collectifs qui auraient pu s'y produire, Mais, heureusement jamais il n'avait eu de problèmes à résoudre dans ce domaine !

Il avait abordé le sujet avec le médecin qui venait régulièrement passer les hommes en visite médicale, et ils avaient envisagé de mettre du bromure dans le vin pour cakmer les ardeurs, mais y avaient renoncé pour ne pas risquer d'oblitérer leur vigueur physique,alors qu'ils étaient soumis, chaque jour, à des efforts physiques très importants, les deux patrouilles quotidiennes de jour et de nuit dans la montagne représentant à elles deux une trentaine de killomètres de marche à pied sans compter les risques d'accrochages avec les rebelles !

La frustration était d'autant plus grande que lors des patrouilles effectuées chaque jour ils entraient dans les mechtas du Djebel pour y effectuer des contôles et qu'ils y trouvaient des femmes, nullement voilées dont certaines étaient jeunes et belles, mais ayant l'interdiction formelle du moindre contact, même verbal, avec elles qui, d'ailleurs ne les sollicitaient nullement.

La situation s'était détendue lorsqu'ils étaient redescendus du Djebel pour se trouver en base arrière dans la ferme Rollaz situé en bordure du Chélif. Là où les hélicos venaient les chercher pour être largués au coeur même des accrochages dans la montagne. Quand ils étaient de repos pour deux ou trois jours, ils avaient alors le loisir, d'aller en camion jusqu'à Orléansville pour se détendre, fréquenter les bars et aller au bordel!

Défoulement certes d'une libido trop longtemps contenue. Même si à l'époque de leur présence en poste, elle avait dû, certainement se libérer avec des caresses solitaires ou entre hommes au creux des nuits dans le poste obscur. Mais dans ces lieux de défoulement, plantés au coeur de la ville, il avait pu, en effectuant les patrouilles de sécurité indispensables, voir combien étaient peu engageantes, ces fils d'hommes, tous grades confondus, attendant, serviette et savon à la main, devant la porte des chambres minuscules et crasseuses des prostituées!

Au retour de ces virées en ville,il n'était pas rare que, deux ou trois jours plus tard,plusieurs hommes soient consultants chez le toubib, pour aller faire soigner le mal que leur avait léguée leur compagne d'un petit quart d'heure. La même mésaventure était arrivée au Capitaine, Mais lui avait été contaminée par la fatma, assez gironde, qui venait, chaque jour, entretenir les pièces habitées de la ferme, et qu'il conviait régulièrement dans sa chambre à l'heure de la sieste. Hélàs pour son épouse, la maladie s'était déclarée l'avant veille de son départ pour une permission qu'il attendait depuis près d'un an !

Tout celà le perturbait tout autant que les autres, surtout au moment des retours à la ferme Rollaz, cernée d'orangeraies dont la floraison entêtante embaumait à l'aube des matins de printemps. La nuit venue, au retour de patrouille il évoquait les bons et tendres moments vécus avant son départ! Tout en partageant sa chambre avec un Aspirant qui, pour trouver le sommeil se livvrait à des gestes troublants tout en lisant des livres érotiques pour se libérer !



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