
Il est fréquent d'assister sur le petit écran à une scène qui doit serrer le coeur des participants comme celui des spectateurs : C'est celui d'un acteur, d'une actrice ou d'un personnage très connu confrontés à leur image à l'époque où ils avaient quarante ou cinquante ans de moins. Mise à part la photo, mais ce n'est pas la même chose parceq'u'elle fige les gestes et les expressions, c'est une épreuve qui n'est pas tellement offerte au commun des mortels parce qu'eux-mêmes et leur entourage ne voient pas vieillir la personne en question, sinon au jour le jour. Récemment, cette épreuve a été offerte à une actrice mondialement conue et, belle, confrontée à son image dans un film d'action qui a fait cent fois le tour du monde ! C'était " poignant" et, peu après le spectateur était confronté à l'image de James Dean mort accidentellement avant trente ans et resté intact dans l'oeil et la mémoire des spectateurs !
Même si les progrès de la médecine ont été et sont encore spectaculaires, on peut se demander si le fait, une fois la vieillesse venue d'être relégué dans une maison du troisième âge, même confortable, est une source de bonheur alors que les proches qui n'ont pas la place matérielle de garder leurs anciens auprès d'eux, comme autrefois, viennent les voir une fois de temps en temps et dans un contexte de déracinement ? Et de toute façon, même bien conservé et entretenu le corps humain se dégrade chaque année davantage et rend la vie plus difficile !
-"La vieillesse est un naufrage" comme l'avait fait remarquer de Gaulle et de toute évidence c'est toujours vrai aujourd'hui. Alors pousser un cocorico de victoire en annonçant que l'espérance de vie rallonge chaque année, est ce vraiment une victoire ou simplement un relatif soulagement de voir s'éloigner l'issue fatale de la mort ,
Mais il est un autre naufrage, celui-là vécu beaucoup plus jeune et souvent même très jeune, c'est celui du divorce ou de la séparation. Et celà quoique puissent en dire certains qui ont vécu et vivent encore l'épreuve dans des conditions acceptables.
Naufrage d'un engagement pris et non tenu, la plupart du temps pour des raisons de :-"Tiens je vais aller voir si c'est sentimentalement et sexuellement mieux ailleurs !" Naufrage social et financier d'un couple obligé de trouver et d'installer deux logis, et de mettre souvent sur la paille une femme escortée de ses enfants et pas forcément pensionnée par son "ex"! (Mais notons que la grande majorité de ces séparations ont été éxigées par la femme et parfois à juste titre pour des raisons insupportables d'alcoolisme, et ou de violences physiques!)
Naufrage aussi et surtout pour les enfants, quoiqu'en disent leurs parents pour se déculpabiliser. Enfants ballotés d'une semaine à l'autre, d'un week-end à l'autre, d'une maison à l'autre. Avec le déchirement de voir les parents séparés, même s'ils ne s'aggressent pas. Et de devoir s'intégrer à des clans déjà constitués avec d'autres enfants qui deviennent des demi- frères et soeurs ! Les familles "recomposées, quel horrible terme, comme s'il s'agissait de pièces de Meccano !
Bien sûr, les séparations sont devenues si monnaie courante qu'un grand nombre d'enfants se retrouvent logés à la même enseigne et sont sans doute moins traumatisés que les enfants de divorcés de jadis. mais est-ce là, pour autant, le bonheur ? Vous avez sûrement des idées sur ces deux sortes de naufrages, les exprimerez -vous?