
Ludovic avait un papier tout préparé dans sa poche qu'il lui tendit. Elle le prit en le lui arrachant des mains, comme si elle avait peur de se brûler à son contact, alors que ses jambes se dérobait sous elle et que son intimité était envahie par des papillons multicolores et des lézards indiscrets !. Lui, avait tourné les talons pour dévaler l'escalier, comme s'il avait le diable à ses trousses, alors qu'il mourait d'envie de la prendre dans ses bras et de la sentir collée contre lui !
En arrivant chez Jérôme, elle était très pâle,et son intimité battait la chamade, mai s il n'était pas là ! Elle avait, donc jusqu'au soir pour se remettre les idées en place. Quelle farce lui jouait le destin en la mettant, à nouveau, en face de Ludovic en chair et en os. Lui qui hantait ses nuits et la transformait en marécage dès que ses doigts étaient partis en voyage, en s'imaginant sur une plage de sable blond allongée contre lui à la limite des vagues friselottantes qui leur l^chaient les pieds !
Et celà, juste au moment où Jérôme lui déclarait sa flamme ! Et comment se comporter, aussi bien avec l'un qu'avec l'autre ? Elle se sentait complètement désemparée!
D'un côté, elle avait l'homme dont elle était amoureuse, depuis longtemps, mais qui lui convenait mal comme compagnon, à cause de son côté inconsistant et rêveur et de son hygiène douteuse; et de l'autre un homme séduisant, possédant les qualités que n'avait pas son rival, qui voulait faire d'elle sa compagne et qui était, sans doute un excellent amant, mais qu'elle estimait sans éprouver d'amour pour lui.
Comme elle ne pouvait pas réunir les deux en un seul et qu'elle ne voulait pas être la maîtresse de l'un et la compagne de l'autre, elle risquait de se retrouver assise entre deux chaises et de mourir de faim et de soif comme l'âne de Buridan !
Dans le calme de l'appartement de Jérôme, qu'elle astiquait tant et plus, elle décida de déserter son poste et d'aller chez Ludovic pour voir qui il était devenu réellement et comment il vivait. En arrivant chez lui, elle se sentait à la fois toute molle et le coeur battant. Sa culotte tirebouchonnait entre ses cuisses.
En la voyant, ainsi, pâle et defaite comme il l'avait été le matin même, il sourit et lui tendit les bras. elle s'y laissa tomber, et, la tête sur son épaule, elle retrouva, en plus atténuée, l'odeur qui était la sienne et dont elle avait fait l'un des troubles de ses fantasmes.
il la tenait dans ses bras, sans chercher à la serrer de trop près et pourtant elle sentait la barre de son sexe durci plaqué contre sa cuisse ! Sa barbe lui grattait la joue, et elle retouva ce contact rêche avec émotion Et ce fut elle qui éprouva le besoin d'un contact plus proche en se collant à lui !
Elle éprouvait, dans ses bras, ce fourmillement si souvent ressenti lorsque seule, dans l'intimité et la tiédeur de ses draps, elle pensait à lui ! Tout son corps se tendait vers cette virilité qu'elle sentai palpiter contre son pubis et écartait les cuisses pour le sentir s'intégrer un peu, entre elles !