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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 07:49
Dans ce genre de soirée Armelle passait de groupe en groupe, proposant des rafraîchissements et, au passage sentait des mains d'hommes et de femmes partant en excursion sous sa jupe pour mesurer son degré d'émoi, avec l'espoir, sans doute, d'y recueillir un peu de liqueur et de senteurs océanes.
Mais pour elle, ce spectacle n'avait rien d'excitant. Elle trouvait même, plutôt triste et écoeurant ces tableaux d'agglutinés qui n'avaient même pas l'air de prendre ou de donner du plaisir. Sauf quelques femmes qui se donnaient les unes aux autres avec davantage de ferveur et dont on entendait les clapotis et les chuintements de leurs béances marécageuses et enfiévrées.
Lorsque le plateau fut vide, Armelle se retira et faillit se cogner contre Valérie qui devait avoir l'oeil collé derrière le trou de la serrure. Elle avait retiré sa culotte pour mieux atteindre sa vallée inondée et la humait tout en se caressant. Elle avait sûrement vu arriver Armelle, mais avait conservé cette pose avec l'espoir de la troubler.
Il n'en était rien, et sa tâche terminée, elle s'empressa de récupérer Gloria, qui dormait sur un petit canapé dans l'office et s'enfuit de ce lieu glauque en soupirant de soulagement.
Le lendemain matin, revenue pour servir le petit déjeuner de Corinne, allongée sur son lit, la nuisette remontée jusque sous les seins, elle eut droit à un bref discours sur la nécéssité d'oublier tout ce qu'elle avait vu et entendu la veille. Et comme la veille, elle fut priée de venir, en urgence,prodiguer des caresses à la moniche asséchée de cette femme sur le retour, sous peine, elle l'avait bien compris, d'être remerciée sur le champs si elle refusait !
Elle s'éxécuta sans le moindre plaisir, mais uniquement pour ne pas perdre sa place. Corinne avait la peau ridée, les seins tombant et flasques, l'intimité mitée et sèche et l'haleine fétide au petit matin.
Mais Armelle préférait avoir une obligation de ce genre avec Corinne, qu'avec son Armand de mari, dont elle avait pu remarquer la veille, dans toute leur nudité, le torse imberbe aux mamelles graisseuses, la bedaine insolente, dominant une minuscule petite chose pendouillante et circoncise, et les gros doigts boudinés, couverts de bagues et luisants du plalsir éventuel de ses partenaires beaucoup plus souvent masculins que féminins.
Armelle se rendait compte que ses talents d'ambassadrice du mal, n'aurait pas grande occasion de se manifester au sein de cette bâtisse triste et sombre.Tous les vices ou à peu près y étaient pratiqués, puisque Corinne possédait ,aussi deux bichons maltais qu'elle faisait participer aux élans de ses invitées du petit salon.  Mais,tout celà, visiblement vécu sans enthousiasme et sans joie. Un certain soir, où elle n'était pas admise à servir au petit salon, elle s'aperçut,même, que de jeunes adolescents y étaient reçus et traités en esclaves sexuels pour remplir l'escarcelle de leurs parents, son premier réflexe fut de vouloir s'enfuir !

Mais ce genre de comportements faisait partie de la panoplie de horreurs prévues et même encouragées par Belzébuth. Et puis elle était fort bien payée. Sans doute une façon d'acheter son mutisme et sa soumission aux éxigences de Corinne. Et finalement, lorsque Valérie revint à la charge pour qu'elle vienne la rejoindre dans sa chambre, pour lui procurer des instants de plaisir, elle se laissa convaincre, en pensant que c'était moins pénible de faire plaisir à la fille que de faire plaisir à la mère qui, chaque jour, n'attendait que celà !
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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 06:58
Et d'abord ayons une pensée et si possible un geste pour ceux qui viennent de tout perdre dans la région d'Haumont et qui vont passer les vacances dans le dénuement le plus complet même si la solidarité semble jouer à plein dans la région;et même au-delà. En pensant toutefois que le destin a épargné les vies humaines dans cette région du Nord, alors que les deux jeunes filles mortes écrasées par un arbre déraciné par la tornade ont payé de leur vie les aléas du Destin. Sans que l'on puisse accuser de quoi que ce soit les responsables du camp comme le font certains ignobles charognard de la presse, puisque trois minutes avant le passage de la tornade, à cinq heures du matin, le ciel était limpide et le vent inexistant !

En cette période d'été, les médias nous inondent de reportages sur le monde des riches qui vivent dans des conditions qui font pâlir d'envie tous ceux d'entre nous qui vont passer leurs vacances sous une tente ou dans un mobil-home. Et d'ailleurs pâlissent-ils vraiment d'envie et ne préfèrent-ils pas pour beaucoup d'entre eux leur pétanque et leur apéro d'avant le déjeuner suivi d'une bonne sieste parfois"crapouilleuse!"dans leurs caravanes?

Les vedettes de cette année sont (c'est le cas de le dire) les yachts, qui époustouflent par leurs dimensions et le luxe de leurs aménagements.Mais il ne faut jamais oublier que ces dépenses qui peuvent paraître somptuaires ont le mérite de faire vivre desmilliers de gens,ingénieurs, concepteurs, artisans, ouvriers de toutes sortes ! Qui, eux vont jouer à la pétanque à coté de leur caravane grâce à l'argent qu'ils ont gagné en travaillent pour les milliardaires, et convenablement payés pas comme les Chinois, Mais j'y reviens tout de suite !.

Et il en va de même pour les palaces somptueux où les "stars" font leurs ridicules caprices infantiles alors que les personnels de ces palaces sont fiers d'y travailler et récompensés souvent par de somptueux"pourboires" Sans parler de toutes les industries et commerces de luxe: De la haute couture à 'Hermès, Vuitton ou Boucheron et Chaumette, en passant par  Fauchon et autres Hédiard, pour ne citer qu'eux !

Autre sujet de réflexion ces jours-ci: Les Jeux Olympiques et leur cérémonie d'ouverture qui aurait coûté, parait-il 100 millions de dollars ! Ce qui est probablement mensonger (Mais avec les Chinois on est habitué!) Mensonger disais-je quand on a vu les reportages traitant des conditions de vies de tous les malheureux
des provinces lointaines  réquisitionnés pour accomplir tous les travaux des  installations olympiques et traités nourris et logés de façon plus épouvantables que celles offertes jadis aux esclaves de Rome !
Gageons que les acteurs participants aux diverses prestations de cette cérémonie, non contents d'être traités et entraînés à la schlague comme on l'a vu avec de jeunes acrobates,n'ont  dû être payés qu'avec des fifrelins et encore Alors  les cent millions de dollars, ils ont du disparaître dans les poches de quelques dirigeants de haut rang, comme d'habitude! Et comme pour les frégates de Taïwan dont l'affaire est classée"Secret Défense"et ben tiens donc !
Et pendant ce temps là, les Géorgiens et les ossétiens, soutenus par Moscou, s'égorgent et se massacrent pendant que Vladimir Poutine fait le joli coeur à Pékin ! Vous ne trouvez pas que le monde est devenu une gigantesque bassine de merde, si toutefois il  a jamais cessé de l'être ?

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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 06:31
A partir de ce moment, Corinne adopta une politique de séduction et de conquête vis à vis d'Armelle. Un matin, alors qu'elle lui apportait son petit déjeuner dans sa chambre, vers dix heures,elle s'arrangea pour être aussi déshabillée que possible, sans être complètement nue.Mais gestes à l'appui, elle lui fit comprendre ce qu'elle aimerait:Et celà en ouvrant grand son lit et en tendant les bras. -"Vous êtes belle Armelle, venez me réchauffer, j'ai besoin de tendresse et de sensations partagées!" Il montait du lit des effluves de sexe de femme en émoi ! Armelle, troublée, joua le jeu et se laissa circonvenir. L'expérience fut peu concluante pour elle. Corinne étant aussi maladroite qu'excitée, égoïste et jouisseuse précoce. Mais ce fut la porte ouverte à plus d'intimité et à une proposition:
-" Sensuelle et bonne amante comme tu l'es, je crois que tu aimerais nos réunions intimes. Tu y serais bien accueillie. La prochaine fois, viens y servir les alcools et rafraîchissements.Mais il te faudra venir nue sous ta tunique noire, ton tablier et ton diadème de dentelle blanche." Cette seule évocation fit frémir Corinne dont la main voltigea et les yeux se révulsèrent sous le regard troublé d'une Armelle ébahie !
La réunion était prévue pour la semaine suivante, mais Corinne, entre temps, chercha tous les prétextes pour se rapprocher d'Armelle et couvrir de caresses et de baisers mouillés son corps et son intimité pourtant inerte et fermée. Tout en se faisant caresser dans son bain !
Le jour venu, le dîner se passa normalement, mais copieusement arrosé. Pendant qu'Armelle attendait, à l'office, l'heure de servir les alcools, Valérie, la fille de Corinne, qui savait comment se déroulait ce genre de soirée, était venue tenir compagnie à Armelle, se doutant qu'elle devait être nue sous sa tenue courte de soubrette.
Devinant que sa mère avait déjà dû lui faire des avances, elle ne voulait pas se laisser devancer, et venait pour tenter de séduire celle qu'elle considérait, un peu, comme l'esclave de la maison, prête à répondre à toutes les éxigences des"patrons"Elle s'approcha, par derrière, et posa ses lèvres dans le cou d'Armelle, tout en glissant une main entre ses cuisses ! Armelle se leva d'un bond, renversant sa chaise et se collant le dos contre le vaisselier Henri II:-"Non ! pas maintenant !""
Déçue, Valérie fit la moue, mais n'insista pas dans son entreprise, se disant que :"Pas maintenant!" voulait, peut-être dire:-"Qu'une autre fois! serait la bonne!" Armelle se ressaisissant entra dans le petit salon, en portant son plateau de rafraîchissements et resta clouée sur place !
La plupart des invités, une vintaine, étaient nus et formaient de petits groupes au sein desquels, malgré les bedaines, les crânes chauves et les peaux flasques, les mains et les lèvres étaient fièvreusement actives ! Les vêtements jonchaient le sol et les dossiers des chaises. La plupart de hommes portaient leur virilité en triomphe, d'autres n'en étaient qu'au stade d'une émotion naissante !
Armelle éprouvait une drôle de sensation en voyant ces femmes et ces hommes qu'elle avait servis au dîner dans un tenue normale, ondulaient et s'agitaient, maintenant dans le plus simple appareil ! Qu'ils soient magistrats, pharmacien ou fonctionnaires de mairie. certains étaient à genoux, face à l'élu de leur choix. D'autres, surtout des femmes, étaient allongées, béantes et offertes !
D'autres, encore, n'étaient que spectateurs et contemplaient les ébats des actifs en se caressant eux-mêmes ou en tendant une main avide vers leur voisin ou voisine. dans l'ensemble ils étaient laids et il flottait, dans l'air, des odeurs de sueurs et d'intimité luisantes ou suintantes !
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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 09:03
Ni le notaire, ni sa femme, ni leur progéniture n'étaient des enfants de choeur ! Elle se trouvait donc dans son élémént, tout en se rendant compte que l'essentiel du travail de pourrissement était déjà accompli: En fouillant la chambre de Valérie, et surtout ses tiroirs,elle avait pu se rendre compte que la fille du notaire entretenait une liaison coupable avec son frère, qui trônait nu et fort ému dans ses bras sur plusieurs photos. Alors que le reste du temps elle ramenait entre ses draps de jolies camarades d'Université, ravies de poser avec elle, dans des tenues et des poses plus que suggestives.
Quant à Renaud, en dehors de ses penchants pour l'anatomie de sa soeur, d'ailleurs fort aguichante, il semblait très imbu de la sienne, imposante, et là aussi, de nombreuses photos le montraient en Narciise amoureux de lui-même au point de se donner du plaisir dans son bain ou devant son miroir,ou même devant un parterre de voyeurs en grand émoi, eux aussi !
Pour l'étage des parents, il en allait autrement. Armelle ne découvrit la vérite que plus tard. L'étage était ainsi conçu que grand salon et salle à manger en occupaient une grande partie, la cuisine en était proche. Par contre, de l'autre côté du couloir se trouvait  la chambre conjugale et un petit salon, dans lequel Armelle avait remarqué des taches suspectes et même une fois un préservatif, au fond d'un cache pot abritant une plante grasse. Toutes traces qu'elle s'était empressée de faire disparaître !

Le notaire, Armand Ravigot, rondouillard, chauve  et doté d'une petite moustache, était le prototype du notable de province travaillé par le démon de midi. Sa femme, Corinne, plus grande, fausse blonde au pubis embroussaillé et aux appâts généreux, souvent décolletés, était une grande cavale au visage chevalin, mais héritière d'une grosse fortune qui avait été bien utile à son mari pour acheter son étude. Elle avait toujours le regard trainant vers la braguette de tout individu mâle de quinze à quarante cinq ans, avec une nette préférence pour les premiers.D'ailleurs elle ne se privait pas d'aller rôder au second, à l'heure matinale où elle savait trouver Renaud, nu dans son cabinet de toilette ou sous sa douche et de s'y attarder. Au grand plaisir du garçon toujours heureux de s'exhiber et de se mettre en émoi, même si c'était devant sa mère, qui sortait de ces séances avec une petite culotte bonne à humer puis à laver !

Lorsque le couple recevait à dîner, Armelle restait, le soir venu pour assurer le service, en ayant confié Gloria à une amie. Certaines soirées étaient fort protocolaires, mais d'autres l'étaient beaucoup moins, et, d'ailleurs, les invités n'étaient pas les mêmes. S'il s'agissait de recevoir le Préfet et le chanoine, tout était irréprochable.
Mais l'atmosphère était beaucoup plus détendue lorsqu'il s'agissait  du pharmacien, de l'instituteur, du directeur des impôts, de fonctionnaire de police, de justice, du barreau, de la maréchaussée ou de gros commerçants ayant pignon sur rue. L'alcool, alors, coulait en abondance et déliait les langues faisant même naître des gestes audacieux et même carrément inquisiteurs, mais cachés sous les replis des longue nappes de lin blanc !
Dans ce genre de réunions, Corinne demanda bientôt à Armelle qu'elle appelait alors Amélie, de préparer des rafraîchissements tard dans la soirée et de circuler parmi les invités avec son plateau chargé de verres et des consignes pour  accepter les mains voyageuses de certains invités, hommes ou femmes qui se sentiraient les sens échauffés et les intimités moites !
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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 07:33
Et tandis que disparaissait, au loin, la silhouette inconnue mais certainement envoyée là par Belzébuth, elle vit, couché juste sur le seuil un épagneul breton qu'elle reconnut tout de suite comme étant celui de Maryvonne ou son sosie et qui faisait monter vers elle, de ses prunelles noisette et or, un regard plein de tendresse.
Alors que, de la surface miroitante de l'étang, s'arrachait une volée de col-verts en route vers d'autres cieux, au milieu de claquements d'ailes et de plumes arrachées virevoltant dans l'air déjà chaud ! Elle savait, maintenant de quoi allait être fait son destin et celui de Gloria.

Chaque matin, quel que soit le temps,elle allait se baigner, nue, dans l'étang, avec la jouissance de sentir le sable, un peu vaseux, lui gluer entre les orteils, et celle de fendre le tapis de lentilles d'eau pour arriver en eau libre et y nager un long moment.
Parfois elle dérangeait les oiseaux de passage qui s'envolaient avec des cris véhéments de protestation. Les poissons, eux, s'étaient habitués à sa présence et venaient lui tenir compagnie en ondulant autour d'elle avec de paresseux et négligents coup de queue.

Le soir, avant que ne vienne le froid de l'hiver,elle laissait la porte de la cabane ouverte pour mieux entendre le coassement des grenouilles et crapauds en goguette, et,plus tard dans la nuit, le hululement des chouettes, cousines ou soeurs de celle qu'elle avait retirée de sa porte où elle avait été crucifiée avant son arrivée, sans doute parl la silhouette entrevue dans la pinède. Inutile d'afficher de manière aussi voyante, le symbole de ses activités.

Périodiquement, la lune venait lui tenir compagnie, en jouant entre deux nuages. Mais au début de cette nouvelle vie  elle n'avait pour compagnie que celle de Gloria et des quelques "patients" qui faisaient appel à ses bons ou mauvais services.
Lorsqu'il faisait beau elle allait au bord de l'étang pour s'y étendre  nue et faisait alors du soleil et du vent, ses seuls amants. Elle avait aussi, la présence de celui qu'elle croyait être Tom, l'épagneul breton de Maryvonne, mais qui n'était peut-être que son sosie. Car il était calme, tendre aimant les caresses mais nullement entreprenant !

Pour emplir la marmite, elle avait aussi repris ses activités de pêche et de chasse, mais de manière plus efficace que lorsqu'elle était à la bergerie. Ayant récupéré du matériel à bord du Djinn et dans la maison de Romain avant que n'en hérite un lointain cousin.

Mais pour subsister, avec Gloria, elle avait été contrainte de louer ses services à la femme du notaire de la région, pour entretenir sa maison et, de temps à autre, préparer le repas de midi. Ce qui lui donnait l'occasion d'en emporter discrètement les reliefs pour son dîner et celui de Gloria, qui elle, n'en était encore qu'à la purée et à la vinde hachée.
La maison comportait un rez de chaussée entièrement occupé par l'étude et deux étages. Au premier, la réception et l'appartement des parents. Au second celui des enfants Renaud et Valérie dix huit et vingt ans.
Mais Armelle allait vite se rendre compte qu'à l'étage des parents régnait le vice glauque et à celui des enfants le vice banal par drogue et sexe interposés !
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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 07:20
Si nous nous regardons dans un miroir, le matin, à l'heure de la toilette, il ne semble pas que nous ayons beaucoup de raisons de faire "Cocorico sur la barrière" Encore que Coluche ait dit un jour que le coq, emblême de notre pays était le seul animal capable de chanter les deux pieds dans la merde !

Le récent sondage d'opinion au sujet du classement fait par notre bon peuple des quatre Français qui sont leurs préférés est symptomatique du niveau auquel volent les interrogés, noble échantillon de nos con-citoyens !
Arrive en tête Yannick Noah, suivi de Dany Boon, puis de Zinedine Zidane et fermant la marche Nicolas Hulot.

On peut constater là, qu'à part ce dernier, remarquable défenseur de la survie de l'humanité, avec des films et des reportages prémonitoires de ce qui nous attend dans l'avenir, le niveau des trois autres ne s'élève guère au dessus" du ras des pâquettes," Quelle que soit la sympathie que peut inspirer un Noah la raquette à la main et pas un micro devant la bouche et un orchestre derrière lui. Ou quels que soient les hurlements de bonheur de tous les "footeux" du pays face au coup de tête de Zidane dans la tronche d'un adversaire en finale d'une compétition ! Certes les ch'tis sont des gens éminemment sympathiques et le film de Dany Boon drôle, mais de là à en faire un porte drapeau de l'intelligentia nationale, il ya un pas à ne pas franchir !

Même s'il ne s'agit que de sympathie, aucun nominé parmi les "têtes pensantes" de notre pays. Ni, par exemple, un grand professeur de médecine, faisant des miracles sur une table d'opération ou dans  un laboratoire dont les médicaments sauvent des milliers de vies chaque années, Ni un grand industriel faisant vivre des milliers de salariés, Ni un grand écrivain (il faut dire qu'ils sont rarissimes pour ne pas dire inexistants en France), Ni un grand architecte de renommée mondiale et pourtant ils sont plusieurs,

Non! il n'y en a que pour le sport ! Et en partculier les footeux qui désertent la France pour aller gagner des millions d'euros dans les clubs étrangers qui payent mieux !

Ou alors le nez collé à la vitre de leur écran plat, les Français béent d'admiration devant  les vedettes ou animateurs et animatrices d'émission débiles ou salopes ou aussi connes que les vidéo gags.. vous voyez sûrement de qui il s'agit ! Toutes réalisations qui font exploser ce putain d'Audimat . Nous en sommes bien restés à l'époque Romaine où le peuple ne réclamait rien d'autre que"du pain et des jeux!" PANEM et CIRCENSES ! Seules ambitions de la plupart de nos con-citoyens !

Tout celà se situe largement au dessous du niveau de la mer et parfois de la ceinture. Tout comme dans un autre domaine le choix du CIO et de son président d'avoir désigné la Chine comme organisatrice des JO, tout en sachant que les décisions des dirigeants chinois ne varieraient pas d'un iota et la preuve nous en est donnée à moins de huit jours de l'ouverture des jeux. Qui se fera après une éclipse de lune et sous une pluie battante( disent les météorologues) et malheureux présages pour un peuple plus superstitieux qu'une boule de cristal ! Gageons que cette manifestation censurée par les édiles chinois selon leur bon plaisir ne fera pas date dans la glorieuse 'histoire du sport et de la liberté !
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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 08:35
Où allait-elle pouvoir aller? Dans un premier temps, elle savait pouvoir s'abriter du vent et de intempéries à bord du Djinn qui n'avait plus de propriétaires ni d'héritiers. Mais le bateau était exigu pour y vivre avec une petite fille, y dormir y faire la cuisine, et ne pas y mourir de froid et de peur des fantômes qui ne manqueraient pas de venir hanter les occupants.
Déjà, les mouettes y avaient élu domicile, comme si elles étaient au courant de la vacuité des lieux. Elles allaient à pas comptés de notaire sur le pont dont elles lardaient les intervalles entre les lattes du pont de coups de bec, avec l'espoir d'y trouver les restes de poissons pourris et, déçues, elles se vengeaient en couvrant le teck de leur guano !
Armelle, en regardant du poste de pilotage du bateau qu'elle était venue inspecter, les mouvements du porte et de la ville, se souvint :
-"Au bord de l'étang qui longe la pinède, lieu de rencontre avec mes collègues, au coeur de la forêt, se dresse une cabane de chasse assez bien aménagée pour faire un logis, au moins provisoire, je sais que cette cabane appartenait à Romain, qui, parfois y chassait le canard.

Puisque je l'avais accueilli soigné et aimé, il ne me refusera pas, de là où il est, de me servir de son bateau et de sa cabane comme abri pour moi et pour Gloria ! N'est ce pas? Et puis Gloria étant sa fille elle est donc chez elle, aussi bien à bord du Djinn que dans la cabane. Alors allons repérer les lieux.
Comme la bicyclette de service de Ramon était toujours là, équipée pour porter de lourdes sacoches, elle l'utilisa pour  aller jusque là-bas en emmenant Gloria dans un couffin.
En arrivant à proximité, alors que les roues dérapaient, un peu, dans le sable et les graviers elle eut la surprise de voir une petite fumée s'échapper de la cheminée. La cabane serait-elle déjà occupée et par qui?
Arrivée devant la porte de bois à peine équarrie, elle eut un sursaut. Une chouette morte était crucifiée sur le vantail, toutes ailes déployées! Une collègue alors?
Intriguée, plus qu'inquiète, elle poussa la porte. La pièce était bien telle qu'elle en avait gardé le souvenir, avec son lit- bateau, sa grande table de bois massif, flanquée de ses bancs, le coin évier, juste à côté des meurtrières, donnant sur l'étang, pour permettre aux chasseurs de tirer les oiseaux de passage de l'intérieur.
Dans la cheminée, assez vaste, brûlait un feu. Sous la crémaillère à laquelle était accrochée le chaudron qui lui servait, dans sa bergerie, pour préparer les potions bénéfiques ou maléfiques. Il y cuisait même une décoction !
Sur la table de chevet, exactement le même coeur de poulet lardé de longues épines que celui quis se trouvait dans la bergerie lorsqu'elle avait décidé d'initier Romain à ses pratiques sataniques.
Juste à côté, était posé un livre relié et manuscrit qu'elle n'avait jamais vu, mais qui était le livre de bord du corsaire que Rémy avait dérobé à Romain et caché dans les affaires de Joël pour le faire aller, ainsi, en prison !
Elle eut un frisson, en voyant, étendue sur le lit, tachée de sang, une robe de Malika qu'elle connaissait pour la lui avoir offerte et qu'elle devait porter la nuit de sa mort.
Elle avait vite compris que cet accueil était l'oeuvre de Belzébuth qui, approuvant le choix de son lieu de séjour, lui indiquait la route à suivre pour sa vie à venir.
En retournant sur le seuil de la cabane pour prendre une bouffée d'air frais, elle vit , s'enfuyant derrière les abres de la pinède la silhouette d'un homme qu'elle ne pouvait voir que de dos!                      
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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 13:46
Si ma mémoire ne me trahit pas, c'est Sacha Guitry à qui on attribuait cette saillie en parlant d'un contemporrain , écrivain qu'il jugeait de piètre talent et qui se nommait Richebé parlait de lui en disant: -"Ah oui ! Vous voulez parlerde ce "Pauvre C !" Et bien hier et aujourd'hui il semble que les "Pauvres C" se soient donnés rendez-vous comme l'an passé et les années précédentes sur les autoroutes de France en s' y agglutinant par dizaines de milliers en "bouchons" de plusieurs dizaines de kilomètres, et parfois plus, jusqu'à approcher les mille kilomètres sur l'ensemble du territoire, Sous un soleil écrasant ou sous des orages diluviens avec des enfants entassés à l'arrière du véhicule et crevant de soif et d'ennui ! Et des moteurs surchauffés et dévorant des millions de litres de carburant dont ils se plaignent qu'il soit devenu si onéreux !
                   
Comme si aucun d'entre eux n'avait pu s'arranger pour démarrer ses vacances vingt quatre heures plus tôt ou plus tard quitte à prendre un jour de RTT pour aller rejoindre le camping de Trifouillis les ablettes ou le pavillon en meulière de Tata Yo Yo dans le Cantal !
:" Ah non, pensez vous ! Moi je suis plus fûté que les autres et je saurai naviguer en évitant les bouchons ! Vous assurent-t-ils bloqué en rase campagne ou roulant à deux à l'heure, le Marcel à trous trempé de sueur et les"bonbons collés au papier!" Avec Bobonne à moitié nue à côté de lui, les pieds nus et moites plantéssur la plage avant et de grands cernes sous les bras de son tee-shirt dépoitraillé, Tandis que les moufflets se gorgent de bonbons et de boissons gazeuses à l'arrière en pleurnichant parce qu'ils ont envie de faire pipi, ou pire encore:"La grosse commission!"
Beau début de vacances pour des gens stressés par onze mois et des poussières de travail éreintant sous les ordres d'un chef de service grincheux, chauve et à l'haleine fétide ! Et entassés matin et soir dans des transports en commun bondés et puant la sueur et les pieds sales !

Mais ces Riches B là, sitôt arrivés à bon port, vous les retrouvez un apéro à la main plantés devant une de ces émissions de téléréalités qui font bander  et mouiller les ados boutonneux, et ricanant ! Emissions qui devrait faire rentrer de honte dans leur slip ou leur string s'ils en portent,ceux et celles qui les animent et qui les produisent ou les sponsorisent. Alors qu'elles sont non seulement immondes ou débiles, mais en plus complètement bidonnées! Vous voyez de qui il s'agit ! De pauvres C ils deviennent  des Connes Génétiquement Salopes ou des Bouffis de Contentement de soi par exemple!

Ces mêmes Riches B qui suent dans leurs bagnoles au moindre week-end prolongé et qui se lamentent de n'avoir pas à donner de quoi manger à leur progéniture qui les ruinent en heures entières de conversation sur leurs portables avec les copains et plus encore les copines. Portables qui en plus crachouillent de la zizique et pourquoi pas font des photos pornos de leurs avantages exhibés ! Pendant que les parents font l grève pour
des jours de vacances supplémentaires et  envahissent les urgences des hopitaux pour se faire soigner un rhume de cerveau tout en  demandant des remboursements à cent pour cent de leurs dépenses médicales pour un ongle incarné ! Des Riches B vous croyez ?.Non ! Des pauvres C !
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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 06:29
Le phare approchait, Manuel du haut de l'impressionnante tour de granit, l'avait vu venir et lui faisait de grands signes auquel il répondit pour indiquer qu'il allait accoster. Manoeuvre surprenante et inattendue, mais effectuée sans encombre. Son éternel mégot jaune collé aux lèvres,Manuel accueillit son ancien patron avec une bourrade amicale et l'entraîna dans l'escalier jusqu'à la chambre de veille où une odeur de café embaumait la pièce. Les nouvelles allaient vite et Manuel était au courant de la mort de Maryvonne et de Rémi, mais pas encore de celle du facteur!:
-"Alors il paraîtrait que ton matelot et toi, c'était le grand amour ! Je ne te savais pas comme çà! Mais maintenant qu'il s'est noyé, çà doit te faire drôle! Tu dois te sentir seul ! Je t'avais connu en cheville avec Armelle ! Qu'est ce qui t'as pris?
-"Laisses, tu peux pas comprendre, et d'ailleurs moi non plus ! J'ai dû être envoûté par un sorcier, ou peut-être par une sorcière, va savoir. Mais je ne regrette pas puisqu' Armelle m'avait laiisé tomber. J'ai bien aimé avec ce petit, il avait de la tendresse à revendre et il caressait bien!"

Manuel était sidéré d'entendre Romain parler ainsi, mais il n'insista pas et changea de conversation. Ils déjeunèrent à trois, avec l'équipier de Manuel, d'un gros plat de fayots et de saucisses, le tout arrosé de cidre. Après le repas, ils montèrent sur la plate-forme supérieure, celle de la lanterne. Appuyés côte à côte à la rambarde de fonte, ils regardaient l'horizon. Aujourd'hui le temps était très calme, les moutons étaient restés à la bergerie.
Ils étaient silencieux lorsque l'équipier de Manuel l'appela. c'était l'heure de la vacation radio. Romain resta seul à contempler la mer. Et soudain, il eut une vision hallucinante: Rémi, le noyé, émergeait des flots et lui tendait les bras !
Le choc fut violent et Romain sentit son coeur se mettre à battre la breloque et son sexe se tendre dans son pantalon! Mû par une irrésistible pulsion, il enjamba la rambarde et plongea dans le vide, en tendant, lui aussi, les bras.
Quarante mètres plus bas, sa tête éclata comme une noix de coco contre le ciment. Pantin désarticulé, il resta immobile et disloqué pour l'éternté. Belzébuth ricanait heureux de son oeuvre accomplie!
Le corps remonté à bord du Djinn, fut ramené jusqu'au port par un marin de la vedette ravitailleuse du phare. Lorsque le bateau vint s'amarrer à quai, une seule personne était là pour l'accueillir: Armelle !

Seule survivante du jeu de massacre auquel Belzébuth l'avait conviée, elle se sentait responsable et solitaire. Elle qui était interdite d'amour pour plaire à son maître et seigneur, avait enfreint la règle trois fois, et chacun de ses amours l'avaient payé de sa vie. Satan était impitoyable, mais lorsqu'on était sous sa coupe, on était subjugué et prêt à faire ou à subir n'importe quoi pour lui plaire. C'était la règle, c'était la loi ! Mais qu'il était difficile de rayer le mot bonheur de son vocabulaire !
Il lui restait à élever Gloria, fruit de ses amours de jadis avec Romain ! Mais les évènements dramatiques survenus sur ce petit territoire détournaient maintenant les gens de la sorcellerie, qu'elle soit maléfique ou bénéfique. Il fallait donc qu'elle trouve une solution, et ce d'autant plus qu'elle n'allait pas pouvoir tester dans l'appartement de fonction de Ramon !

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 07:44
Romain savait où habitait Ramon le postier,mais il lui fallait un pousse au crime pour agir.Ce fut une bouteille de Calvados qui lui servit de dopant.
La petire porte d'accès à l'étage, au dessus de la poste lui livra passage. Il vit celle de l'appartement. Verte avac un petit carton blanc. Peu après le coup de sonnette, elle s'ouvrit. Il était face à Ramon qui n'eut pas le temps de réaliser. La décharge de plombs, tirée à bout portant le projeta vers le centre de la pièce, alors que déjà, Romain avait fait demi-tour et se perdait dans l'animation de la foule, son arme dissimulée dans son manteau. Armelle était absente et les clients de la Poste avait bien entendu la détonantion mais sans réaliser ce qui c'était passé.

La colère avait empoigné Belzébuth aus tripes! On venait de tuer l'un de ses acolytes et ce meurtre ne pouvait rester impuni! Le coup de fusil que Romain venait de tirer ne l'avait pas soulagé. Il sentait, au contraire, tout le poids de la mort de Ramon s'ajouter à celui de la disparition de Maryvonne et de la noyade de Rémi. C'était un fardeau trop lourd à porter, même pour ses solides épaules de marin-pêcheur. Il avait rangé le fusil dans le coffre après l'avoir nettoyé, puis désoeuvré, il avait pris la direction du port.
Le vent était assez fort et le Djinn tirait sur ses amarres, comme s'il avait voulu s'échapper de son corps-mort. Romain regardait son bateau avec tendresse, comme s'il avait été un humain. Son compagnon de tant d'heures passées en mer à se battre contre la houle, à tirer du fond avec son chalut, cette manne argentée qui l'avait fait vivre depuis tant d'années. Son complice, aussi, des heures vécues dans la cabine au giron de Rémi et de Joël qui lui avaient apporté tant de plaisir! ! Au dessus du Djinn tournoyaient les mouettes crieuses,becs jaunes et ailes blanches aux pointes grises. grands voiliers, toujours affamés, qui espéraient glaner là, dans les eaux du port, un peu de leur pitance quotidienne.

Romain enjamba le platbord, le coeur lourd. Il resta un long moment dans le poste, appuyé à la barre. Regardant, sans les voir, les mouvements du port, puis descendit dans la cabine. Sur la couchette et sur le plancher, il y avait encore les traces des élans partagés avec Rémi et Joël. Incapable de supporter plus longtemps, le souvenir de ces moments de plaisir, il remonta sur le pont où une risée lui souffla au visage. La marée était haute.
Clé de contact, moteur en marche, il alla détacher les amarres qui retenaient le bateau à quai. Poussant la barre à fond, il embraya en marche arrière et, lentement, par la poupe, le bateau se déhala du quai. Après un demi-tour, le Djinn se retrouva au milieu du chenal , la proue pointant vers le large.
Il n'irait pas pêcher, mais voulait seulement aller jusqu'au phare, là-bas, au large. La mer n'était pas forte, il pourrait y amarrer son bateau au flanc de la plate forme de ciment, du côté abrité du vent. Le teuf-teuf du moteur, tournant à bas régime le berçait au rythme de la houle endormie ce matin là.
Là-bas il retrouverait Manuel son vieux compagnon de pêche pour l'accueillir. Bien campé à la barre, jambes écartées, il se souvenait de Rémi, à genoux, visage levé vers lui, avant de délivrer sa virilité encore enfouie dans son abri, pour lui offrir la caresse matinale avant d'arriver sur la zone de pêche.
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